jeudi 5 avril 2018

Instruire, enseigner et éduquer

Il est toujours intéressant de repartir des trois verbes les plus usuellement associés à la profession d’enseignants et qui en illustrent les trois facettes. Si enseigner prête à un consensus encore que les pédagogies divergent, instruire et éduquer vont cliver beaucoup plus.

Est-ce qu’un bon pédagogue peut tout enseigner ? Est-ce qu’éduquer est la responsabilité des parents et non de l’enseignant ? Ce sont deux questions que l’on peut entendre, mais qui n’ont pas beaucoup de sens. Quelle légitimité à enseigner si on ne possède pas une expertise des contenus ? L’apprentissage des élèves peut-il être une variable dissociable de leur comportement en classe ?



(photographie Andrea Olga Mantovani)

Retournons lire les définitions de ces termes (1 : CNTRL / 2 : Larousse / 3 : Bissonnette (et al, 2016))

Trois pôles indissociables


Instruire :

  1. Communiquer (à un adulte, le plus souvent à un élève) un ensemble de connaissances théoriques ou pratiques liées à l’enseignement, à l’étude
  2. Donner des connaissances, des renseignements, augmenter le savoir, l’expérience de quelqu’un
  3. Transmettre aux nouvelles générations les savoirs estimés par la société


Enseigner :

  1. Transmettre un savoir de type scolaire
  2. Faire apprendre une science, un art, une discipline à quelqu’un, à un groupe, le lui expliquer en lui donnant des cours, des leçons


Éduquer :

  1. Donner à quelqu’un, spécialement à un enfant ou à un adolescent, tous les soins nécessaires à la formation et à l’épanouissement de sa personnalité
  2. Former quelqu’un en développant et en épanouissant sa personnalité
  3. Inculquer aux jeunes les valeurs qui façonneront leurs comportements


Instruire présuppose que l’enseignant est expert du sujet qu’il enseigne et cette dimension se poursuit jusqu’aux aspects didactiques de la discipline considérée, au contenu des programmes et à leur planification.

Enseigner considère plutôt le travail en classe au niveau de la pédagogie et de l’apprentissage des élèves et revêt un caractère plus général, car il demande de s’intéresser aux processus cognitifs liés à la mémoire.

Éduquer s’intéresse aux conditions de l’instruction et de l’enseignement qui le favorise et à l’épanouissement général des élèves et inclut des dimensions comme la gestion de classe, la motivation ou l’orientation.



Deux lectures différentes 


Ces trois pôles sont indissociables dans la mesure où l’un ne peut fonctionner sans la prise en compte des deux autres. On n’instruit pas sans pédagogie, on ne fait pas de pédagogie sans maîtriser le contenu ni gérer les élèves. Éduquer les élèves en soi n’a de pertinence qu’à travers les apprentissages, etc.

Ces trois pôles s’influençant mutuellement, s’amalgamant pour constituer toute la complexité de la profession d’enseignant. Plusieurs lectures sont possibles, mais deux tendent à polariser le monde de l’éducation. On retrouve un axe qui sépare :

  • Une approche instructionniste qui vise à travers un enseignement explicite, fondé sur des données probantes, des contenus et des comportements, un aspect plus transmissif de l’éducation 
  • Une approche éducationnelle plus centrée sur l’apprenant, qui vise, à travers un enseignement d’obédience socio(constructiviste), la promotion d’une pédagogie de la découverte et une appropriation plus autonome et dès lors personnelle des apprentissages. 


La première approche, plus structurante, bénéficie d’un large soutien de la recherche en éducation et d’une large cohérence avec ce que nous apprennent les sciences cognitives. Elle a l’autre avantage de valoriser le rôle de l’enseignant, car elle met en avant son expertise, tant sur la matière que sur son apprentissage. Elle lui donne un rôle plus encadrant, ce qui facilite son authenticité. 

Elle pousse à investir le champ de l’éducation avec le même systématisme, que ce soit à travers l’approche orientante (développée ici) ou à travers la gestion de classe sur laquelle porte la suite de cet article.




Cas de la gestion de classe


Dans la perspective de l’approche instructionniste dans laquelle s’inscrit ce site, une bonne gestion de la classe est essentielle à un bon enseignement. 

Sur le terrain, sa considération se trouve parfois en conflit entre certains points de vue adoptés par des pédagogues progressistes et les conceptions de terrain de certains enseignants chevronnés.
  • Les pédagogues adhèrent souvent à une vision naturaliste de l’apprentissage. Apprendre à lire ou à faire des mathématiques devrait être comme apprendre à marcher ou à parler, sans effort et agréable. Si les élèves se comportent mal, alors c’est donc parce que l’enseignant enseigne mal, n’a pas réussi à intéresser les élèves, à susciter leur intérêt et leur créativité. Mais c'est un mythe de croire que les enseignants efficaces peuvent prévenir les problèmes de comportement en utilisant seulement des supports de cours, des activités et des approches pédagogiques qui ont pour but d'être attrayantes et de stimuler les élèves. Les problèmes éventuels existent par-delà l'intérêt des activités proposées aux élèves.
  • Les conceptions de terrain de certains enseignants chevronnés sont moins philosophiques, mais présentent souvent des comportements médiocres, rencontrées par certains de leurs collègues et spécialement des novices, comme étant une faute de l’enseignant. L’enseignant n’a pas réussi à établir de bonnes relations, à avoir le charisme ou l’autorité nécessaire.




Une vision progressiste défaillante de la gestion de classe


Comme l'écrit Greg Ashman (2019), pour des raisons idéologiques, certains enseignants, pédagogues ou éducateurs sont profondément opposés à s’attaquer directement à la problématique de la gestion de classe. Ils développent une vision romantique de l'enfance et de l’adolescence dans laquelle les élèves, au lieu d'être des individus complexes qui ont parfois un comportement inadéquat ou mal intentionné, sont totalement innocents et irréprochables.

Les racines de cette vision sont à retrouver dans le contexte du début du XXe siècle, lorsque les tenants de l’Education nouvelle ou progressive s’insurgeaient contre le recours aux châtiments corporels à l'école.

Lorsqu'on adopte cette idéologie :
  • Les tentatives de gestion du comportement sont perçues comme sinistres et coercitives. 
  • Un mauvais comportement n'est pas considéré comme un signe qu'un enfant a fait le mauvais choix, mais comme un acte de communication. Tout comportement est une communication. 
  • L'enfant communique à l'enseignant que ses besoins ne sont pas satisfaits. 
  • Cela se traduit généralement par le fait que la leçon n'est pas assez engageante, ce qui revient à rejeter la responsabilité du comportement sur l'enseignant. 
La faille de ce raisonnement est que l'apprentissage scolaire demande des efforts, ce qui fait que l’attitude des élèves oscillera naturellement entre travail et de relâchement, ce qui demande un support en gestion de classe. La gestion de l'école facilite l’engagement des élèves dans le travail scolaire.

En effet, rentre les cours intéressants, attrayants, authentiques, peut ne fonctionner qu’un certain temps et ne mènera pas nécessairement à beaucoup d'apprentissage.

On ne s’attaque pas dans cette démarche à la cause profonde du problème et cela peur entrainer des conséquences négatives.



Risques d'une vision naturaliste ou romantique de la gestion de classe


Partons du principe que la meilleure façon de prévenir un comportement inapproprié serait de proposer des activités stimulantes et adaptées au développement de l’élève considéré. L'enseignant qui adopte de plein pied cette approche a toutes les chances d’obtenir une plus grande conformité à court terme et de plaire à ses élèves. 

A long terme, le coût se répercuté sur la qualité des apprentissage effectués par les élèves qui constituent quand même la mission première de l'enseignement.

Faille #1 : Les élèves qui présentent des troubles du comportement non accompagnés de troubles de l’apprentissage vont se voir propose plus d'activités ludiques qui se traduisent par moins d'apprentissage effectif. Ainsi plutôt que d'apporter des adaptations sélectives en matière de gestion du comportement, l'enseignant se retrouve simplement à diminuer les attentes pour ce profil d'élève.

Faille #2 :  Cette approche mise principalement sur la curiosité et un intérêt situationnel des élèves afin de susciter une motivation intrinsèque chez ces derniers. Or, ces approches fonctionnent par principe à court terme. En cas d’absence d’un intérêt individuel qui repose sur une motivation intrinsèque, nous aurions plus d’intérêt à explorer la voie d’une motivation extrinsèque pour arriver à générer des apprentissage. Cette dernière ne présuppose pas de se focaliser sur des activités stimulantes par nature. Les occasions de réussite permises par l'intermédiaires d'une motivation extrinsèque sont propices au développement d'une motivation intrinsèque. En cherchant à intéresser les élèves plus qu'en leur donnant des occasion de maitrise, nous pouvons nous retrouver à ne pas développer complètement leur potentiel et leur motivation.

Faille #3 : La perspective naturaliste peut nous conduire à une situation où la direction de l’école délègue à ses enseignants la responsabilité d’encadrer la gestion du comportement des élèves. Si des problèmes persistent, c’est parce que les enseignants n’arrivent pas à intéresser suffisamment leurs élèves à travers les activités qu’ils leur proposent. Cette vision peut inciter les enseignants à planifier des leçons attrayantes qui expriment moins de hautes attentes en lien direct avec des apprentissages spécifiques. Dans cette perspective, les résultats des élèves peuvent se détériorer et leurs comportements peuvent rester dérangeants car ils ne sont pas adressés. Cela peut avoir un effet négatif sur le sentiment d’efficacité personnelle de l’enseignant. Les efforts pour intéresser les élèves et adapter la pédagogie peuvent contribuer à favoriser un sentiment d’épuisement professionnel.




Deux facettes au bon comportement de l'élève


Une approche a minima, insuffisante correspondrait à se baser et en appeler uniquement aux capacités d'autorégulation de l'élève. Mais celle-ci se réduirait à l'anarchie et ne se baserait que sur des interdits primaux : ne pas crier, ne pas injurier, ne pas se battre, ne pas dormir, ne pas mordre, etc., et surtout ne pas se laisser faire.  Ce n'est clairement pas acceptable.

Une approche a maxima, optimale consiste en la promotion d'habitudes, d'une culture qui aident les élèves à s'épanouir, à la fois scolairement et humainement.








Enjeux de la gestion de classe


Un enseignant ne peut pas aller très loin si les élèves n’écoutent pas, ou ne suivent pas les consignes qu’il leur donne. C’est du bon sens, mais c’est également confirmé par la recherche sur l’éducation.

Il a été établi que la gestion de la classe est la première variable en importance pour favoriser la réussite scolaire des élèves. La réussite scolaire des élèves est fondée sur des classes bien gérées.

Il importe que les enseignants aient des idées claires sur la gestion de la classe et du comportement des élèves, afin d’établir un environnement d’apprentissage sain et positif. Cependant, les enseignants dans leur majorité ne sont pas formés de manière approfondie à la gestion du comportement.

Une bonne gestion de classe n’est pas une fin en soi. Elle est seulement indispensable parce qu’une gestion de classe défaillante crée des conditions qui interfèrent avec le succès scolaire des élèves.

Un des enjeux de l’enseignant, qui se retrouve devant 20 à 30 élèves aux préoccupations différentes c’est d’apporter une certaine harmonie dans laquelle les pratiques qu’il adoptera pourront se passer convenablement pour le bien de tous. Cela impose donc d’influencer le comportement des autres.

Les objectifs de la gestion de classe sont de favoriser l’engagement des élèves et de sécuriser la coopération de telle manière que l’enseignement et l’apprentissage puissent avoir lieu. 






Liens entre apprentissage et comportement


Un mauvais rendement scolaire n’est pas en soi une infraction disciplinaire. Un élève qui est la source de perturbations en classe n’a pas forcément un rendement scolaire désastreux.  Les deux paramètres peuvent connaître une certaine indépendance et on peut isoler des cas d’élèves qui rentrent dans l’une ou l’autre de ces deux catégories. Mais ces élèves ne représentent pas la norme.

Il existe pour une part non négligeable d’élèves, une corrélation forte et bidirectionnelle entre un mauvais rendement scolaire et l’occurrence de comportements problématiques en classe. 

En effet, un élève qui décroche des activités d’apprentissage est plus susceptible d’enfreindre les règles de classe

Inversement, un élève qui investit son attention dans un comportement perturbateur risque de ne plus être productif en matière d’apprentissage en classe. Les élèves qui manifestent des comportements dérangeants ont en effet un faible taux d'engagement dans les tâches scolaires et par conséquent un plus faible taux de réussite.




D’où vient l’idée d’une gestion de classe ? 


Le principe de gestion de classe est un concept très ancien qui vient de la tradition pédagogique (17e siècle). Il s’agissait de mettre en place des dispositifs pour structurer la classe afin de faciliter l’enseignement de contenus pour des groupes d’élèves nombreux.

De bonnes pratiques en gestion de classe sont associées à une occurrence moins grande de comportements inappropriés, à un engagement accru des élèves dans les tâches d'apprentissage et par conséquent à une meilleure réussite scolaire.

L’enseignant adopte, impose et enseigne des comportements qui visent à créer et à maintenir un certain ordre pour que l’apprentissage et l’éducation adviennent au sein de la classe pour le groupe d’élèves concerné.

Par "ordre" on entend une organisation non anarchique et suffisamment structurée pour qu’un groupe d’élèves puisse être réceptif mentalement et affectivement.

Traditionnellement, le règlement de l’école fournit l’objectif, détaille les interdits et fournit les sanctions et les connaissances.

Pour atteindre cet ordre, les enseignants se réfèrent au règlement de l’école. Ils se forgent, en se basant sur ses préceptes, une expérience de terrain acquièrent une expertise à la fois personnelle et professionnelle.





Une dimension qui demande un engagement total


La gestion du comportement est fondamentale pour un bon enseignement. Si un enseignant n'arrive à contrôler sa classe, alors il ne peut pas enseigner correctement.

Mais "contrôler" les élèves n'est pas une théorie qu'on applique à la lettre, ni un ensemble de règles universelle. Assurer la gestion d'une classe, c'est avant tout une pratique et le développement d'habiletés.

Elle exige de l'enseignant qu'il soit entièrement investi, de corps et d'esprit :

  • Il faut que l'enseignant puisse réagir au quart de tour avec la bonne réponse et la bonne attitude en tout temps. Ceci impose le développement d'automatismes. 
  • Il faut que l'intention que l'enseignant formule, que sa communication verbale soit en accord avec ce que son corps communique, sa communication non verbale. De fait, il faut apprendre en tant qu'enseignant à contrôler nos réactions physiques et émotionnelles, arriver à fonctionner selon des routines. 

Routines, automatismes, gérer une classe s'apprend d'une certaine manière comme on apprend à rouler à vélo, en voiture, à monter à cheval. Au début la démarche est lente et hésitante, nous avons besoin d'être conscients de tout ce qu'on fait. Peu à peu, avec le temps, avec l'expérience, avec l'intégration des bon principes, toutes ces préoccupation commence à glisser vers l'arrière-plan. L'enseignant expérimenté gère sa classe sans réellement s'en rendre compte, fonctionne par automatismes et routines, gagne en fluidité et dynamisme.



Deux fonctions majeures des enseignants 


L’enseignant doit réaliser deux fonctions majeures et fortement imbriquées dans son travail quotidien auprès des élèves. Elles sont au cœur même de l’acte éducatif et définissent pourquoi l’école existe et ce qu’elle est destinée à accomplir. Elles constituent le double défi de l’enseignant : 

  • La gestion des apprentissages :  
    • Enseigner le contenu des programmes et le planifier
    • Donner des tâches et des activités à réaliser par les élèves
    • S’assurer de l’apprentissage et de la maîtrise par les élèves des divers éléments du programme 
  • La gestion de classe : 
    • Organiser les groupes
    • Établir des règles de vie et contrôler la conduite des élèves en fonction de certaines valeurs
    • Maintenir une ambiance propice aux apprentissages
    • Gérer les interactions et les rapports sociaux
    • Prévenir et réagir aux comportements inacceptables
    • Enchaîner les activités
Nul enseignant ne peut être efficace s’il néglige l’une ou l’autre. 

La gestion de classe constitue une dimension pédagogique fondamentale. La gestion de classe et la gestion des apprentissages doivent s'enseigner conjointement, de manière symbiotique.

La gestion de classe donne parfois l’impression d’être invisible, implicite ou cachée dans le programme. Elle est pourtant d’une importance centrale et ne peut se limiter au cadre restreint de sa classe. Les élèves évoluent dans un établissement et il est utile que les enseignants utilisent et partagent les mêmes bonnes stratégies de gestion des apprentissages et des comportements au niveau de toute une école. Cela peut se traduire par un impact accru sur le développement des élèves.






Caractéristiques des enseignants efficaces 


La recherche sur les enseignants efficaces en gestion de classe a montré que les différences entre le succès et l’insuccès des enseignants :
  1. Ne se situent pas sur le plan de leurs réactions et des interventions correctives qu’ils utilisent face à l’inconduite des élèves
  2. Se situent sur le plan :
    • De la planification et de la préparation de la gestion de classe, avant même le début de l’année, qui font partie d’un enseignement efficace
    • De leur implémentation dès le début de l’année et du maintien des procédures de gestion de classe tout au long de l’année scolaire
    • Des techniques de gestion de groupe et des interventions préventives, qui sont nettement plus développées, que les enseignants utilisent pour prévenir l’inattention et les dérangements. 
    • De la sélection des meilleures stratégies d'enseignement  pour parvenir aux apprentissages visés. 



Enseignement explicite des comportements


En ce qui concerne la gestion du comportement à l’école, comme en ce qui concerne les pratiques enseignantes, il existe des données probantes et des approches qui ont montré leur efficacité.

Une bonne gestion de classe comprenant un enseignement explicite des comportements est associée à la réussite scolaire des élèves (voir articles sur sa préparation et sa mise en place).

L’enseignement explicite des comportements permet d’enseigner les attentes, les règles de classe et les routines et d’en assurer le maintien. Cela a pour effet de créer de la stabilité dans le groupe classe et de contribuer à maintenir un climat propice aux apprentissages. 

Les comportements qu'un enseignant veut que ses élèves apprennent doivent non seulement être décrits de manière précise, mais aussi être enseignés explicitement et pratiqués au même titre que des mathématiques ou de l'anglais.




Privilégier une approche de type Réponse à l’Intervention


L’identification précoce des mauvais résultats, d’un manque d’engagement ou de comportements perturbateurs est essentielle pour qu’un soutien puisse être apporté et que les performances soient améliorées. 

Les élèves qui risquent de ne pas réussir devraient être identifiés et bénéficier d’un soutien approprié. 

Les ressources scolaires étant un facteur limitant, leur investissement a intérêt à se faire dans le cadre d’une réponse à l’intervention (voir article). Il s’agit d’une approche destinée à contrer le phénomène de l’intervention tardive auprès des élèves en difficulté. Ce modèle est conçu pour améliorer l’apprentissage de tous les élèves.




Partenariat avec les parents


Les parents doivent être et rester un interlocuteur de première ligne, sauf situation particulière, car ils sont les partenaires de premier plan pour soutenir l’élève en difficulté. 

Il y a lieu de les alerter en temps et en heure en ce qui concerne les risques liés à la situation de l’élève, concernent son parcours scolaire. 

Une participation accrue des parents devrait être recherchée par des contacts préventifs, précoces et soutenus avec les parents — pour relayer les mauvaises nouvelles, mais aussi les bonnes.

La recherche de contacts avec les parents ne devrait pas se résumer aux situations d’échec ou de troubles du comportement. Inviter les parents à l’un ou l’autre événement de bienvenue chaque année est l’occasion d’initier une relation de soutien et un dialogue avec ceux qui y assistent.






Mis à jour le 13/08/20

Bibliographie


Gauthier, C., Bissonnette, S., & Richard, M. (2013). Enseignement explicite et réussite des élèves. La gestion des apprentissages. Bruxelles : De Boeck.

Ashman, G - Ouroboros (2016)

Sargent, K J – Behaviour Management Guidance – North Lindsey College (2017)

Clermont Gauthier, Steve Bissonnette & Marie Bocquillon, L’enseignement explicite : une approche pédagogique efficace pour favoriser l’apprentissage des contenus et des comportements en classe et dans l’école”, Apprendre et enseigner aujourd’hui, vol 8, n°2,  printemps 2019

Bissonnette, Steve, Gauthier, Clermont, Castonguay, Mireille, L’enseignement explicite des comportements, Pour une gestion efficace des comportements en classe et dans l’école, Chenelière Éducation, Montréal, 2016

Clermont Gauthier et Steve Bissonnette, L'enseignement explicite : une approche pédagogique pour la gestion des apprentissages et des comportements, in Clermont Gauthier & Maurice Tardif, La Pédagogie (4ème Edition),  Chenelière Education,  2017, pp 245-263

Tom Bennett, The Behaviour Guru, Bloomsbury, 2010

Greg Ashman, It is time to tackle Australia’s entrenched behaviour crisis, 2019, https://gregashman.wordpress.com/2019/12/05/it-is-time-to-tackle-australias-entrenched-behaviour-crisis/

Greg Ashman, The truth about teaching, 2018, SAGE

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