mercredi 28 juin 2017

Corrélation, causalité et patternicité

Le concept de corrélation a été introduit par Francis Galton (1822 - 1911). Il constitue une façon de quantifier la qualité de la relation entre deux variables.


mardi 27 juin 2017

lundi 26 juin 2017

Impact de l'usage intensif des médias sociaux sur l'estime de soi chez l'enfant et l'adolescent

Une étude est parue en décembre 2016 et a été rédigée par une équipe d’économistes à l’Université de Sheffield (Emily McDool, Philip Powell, Jennifer Roberts et Karl Taylor). Ils ont exploré l’influence de l’utilisation des médias sociaux sur le bien-être des enfants et adolescents. 


dimanche 25 juin 2017

samedi 24 juin 2017

La taxonomie de Bloom

La taxonomie de Bloom introduit une hiérarchie des compétences cognitives qui est utilisée par les enseignants pour planifier les tâches afin de soutenir l’apprentissage de leurs élèves.

vendredi 23 juin 2017

Les enfants du numérique

Depuis leur plus tendre enfance, nos élèves ont été baignés dans la lumière des écrans de télévision, de tablette ou de téléphone. Plus tard, ils deviennent pour certains accros aux jeux vidéos, aux réseaux sociaux, plus généralement à leur téléphone portable qui tente souvent de s’incruster en classe. Ils suivent des youtubeurs, ingurgitent des séries à hautes doses ou écoutent de la musique en streaming. Leur consommation culturelle devient avant tout numérique. 


jeudi 22 juin 2017

Auto-math & DiagnoSciences, deux outils de révision en math et en sciences pour la transition enseignement secondaire / enseignement supérieur !

Proposé par l’UCLouvain, l’outil « Auto-Math » offre la possibilité de revoir des notions mathématiques considérées comme acquises lors de l’arrivée en bac 1. Par la même il devient intéressant pour les élèves du secondaire en réunissant toute une série de notions de base classées par thème.

L’outil DiagnoSciences fait de même pour aider à faire le point sur les connaissances et compétences en biologie, chimie et physique avant d’entamer d’une manière plus responsable des les études supérieures à caractère scientifique.


mercredi 21 juin 2017

Glossaire

Apprendre


Apprendre, c’est modifier une connaissance de façon durable. (Tricot, 2017)




Apprentissage basé sur la découverte


Ce concept peut recouvrir un certain nombre de réalités différentes. Il existe même aujourd’hui plusieurs variantes, comme l’apprentissage fondé sur la recherche, la démarche d’investigation, la pédagogie de projet, l’apprentissage par les problèmes, la pédagogie socioconstructiviste, etc.

Les racines de ces démarches remontent aux théories développées par Jérôme Bruner, qui s’était lui-même inspiré, entre autres, des travaux de Jean Piaget et de sa conviction qu’un enfant était un processeur actif de connaissances.

Le point de départ essentiel est que l’apprenant se guide lui-même dans le processus d’apprentissage. Cela signifie que l’élève ne reçoit pas toutes les informations nécessaires en étapes réduites et bien ordonnées de la part des enseignants. Il doit au contraire faire l’effort nécessaire pour trouver, trier et classer ces informations dans un nouvel ordre. Un enjeu est de développer les capacités de résolution de problèmes.

L’un des aspects positifs de l’apprentissage par la découverte est son effet sur l’état d’esprit de l’élève. La plupart d’entre eux apprécient cette approche plus libre, de sorte que leur sentiment de bien-être augmente. Mais ce bien-être a un prix : il accroit les écarts entre les élèves. (De Bruyckere, 2018)


Compétence


Une compétence est l’association d’une tâche et d’au moins une connaissance. (Tricot, 2017)


Connaissance


Une connaissance est une trace du passé (action, opération, émotion, sensation) que l’on parvient à mobiliser alors même qu’on peut avoir oublié sa source (Tricot, 2020).


Consolidation

La consolidation ou stockage correspond à la transformation d’une trace encodée en mémoire à long terme qui la rend accessible durant une période prolongée


Données probantes


Le modèle d’enseignement fondé sur des données probantes correspond à des pratiques de prévention ou d’intervention validées par une certaine forme de preuve scientifique. Il s’oppose aux approches qui se basent sur la tradition, les conventions, les croyances ou les données non scientifiques » (La Roche, 2008).

Dyscalculie


Trouble de la cognition numérique. La dyscalculie est un trouble de la perception des quantités qui entraînent des difficultés en mathématiques notamment. (Berthier, 2018)

Dyslexie


Trouble de la lecture. La dyslexie se manifeste par une difficulté à associer les graphèmes (signes écrits) aux phonèmes (sons langagiers), ce qui produit ensuite des difficultés à reconnaître rapidement les mots écrits. Dans la dyslexie par exemple, certaines variations du génome ainsi que l’intégrité des connexions entre des aires constituent des facteurs de risque de développer ce trouble. Ces aires prennent en charge la reconnaissance visuelle des lettres et des mots, et celles qui permettent l’association graphophonémique. (Berthier, 2018)

Dyspraxie


Trouble de la motricité fine dont l’écriture. La dyspraxie est un trouble de la planification, de la programmation et de l’exécution de mouvements complexes, qui s’exprime par des difficultés d’apprentissage de l’écriture. (Berthier, 2018)



Écart-type




L’écart-type est un nombre utilisé pour représenter comment les mesures sont réparties par rapport à une moyenne d’un groupe ou d’une population. Il peut s’agir de la taille, du poids, des résultats scolaires, etc. 

Pour le QI, par exemple, la moyenne de la population est de 100 et l’écart-type est de 15. 
  • Cela signifie qu’un QI de 85 ou 115 diffère de 1 σ de la population et qu’un QI de 70 ou 130 diffère de 2 σ. 
  • En outre, 68,2 % de la population se situe à 1 σ de la moyenne (donc entre un QI de 85 et 115
  • 95,6 % de la population à 2 σ (entre 70 et 130).

(Source : Paul A. Kirschner and Carl Hendrick, How Learning Happens, 2020, Taylor and Francis)


Effet Hawthorne


L’effet Hawthorne est donné à la tendance à travailler plus dur et à être plus performant lorsque nous savons que nous participons à une expérience. Il semble que nous modifions notre comportement en raison de l’attention que nous portent les chercheurs plutôt qu’en raison de toute manipulation des variables indépendantes.

Henry A. Landsberger a défini l’effet Hawthorne comme une amélioration à court terme des performances causée par l’observation des travailleurs.

(Didau, 2016)



Encodage


L’encodage se réfère à la création d’une trace en mémoire à long terme pour une connaissance. 


Expert


Le CNRTL définit un expert comme quelqu’un « qui a acquis une grande habileté, un grand savoir-faire dans une profession, une discipline, grâce à une longue expérience. » Des élèves n’atteignent jamais un tel statut dans une matière donnée pendant leurs études primaires ou secondaires. Tout au plus deviendront-ils peut-être experts dans un domaine au terme de leurs études supérieures et après une large expérience professionnelle. Cependant l’idée d’expertise dans un domaine large recouvre celle de maitrise dans un domaine plus étroit.

Par exemple un élève peut devenir « expert » en tables de multiplication, en nomenclature en chimie, pour l’addition de fraction ou pour les temps primitifs en anglais. Il est cependant plus exact de parler de maitrise dans ces situations. Plus le domaine est étroit, plus nous pouvons avoir confiance dans l’attribution de la maitrise. L’expertise s’accompagne de plus larges connaissances dans un domaine avec la capacité de transfert et de développer un esprit critique dans celui-ci.




Motte-and-bailey (sophisme)


Il s’agit d’une forme d’argumentation et un sophisme informel dans lequel quelqu’un confronte deux positions qui partagent des similitudes. L’une est communément admise et facile à défendre [la « motte »]. L’autre est beaucoup plus controversée [le « bailey »].

L’argumentateur fait valoir la position controversée, mais lorsqu’il est contesté, il insiste sur le fait qu’il ne fait qu’avancer la position la plus modeste

En se repliant sur la position la plus modeste, l’argumentateur peut prétendre que la position la plus controversée parce que la position plus modeste n’a pas été réfutée.

Il peut aussi prétendre que la critique est déraisonnable, en assimilant une attaque contre la position controversée à une attaque contre la position communément admise.


Exemple 1 :

Un pédagogue propose d’offrir aux élèves un apprentissage différencié, car tous les élèves sont des individus ayant des besoins différents.

Par exemple, un enseignant souligne à raison l’impossibilité d’avoir 25 plans de cours pour une classe. Le pédagogue passe à une exigence beaucoup moins stricte, déclarant que c’est ainsi que la plupart des enseignants enseignent naturellement de manière à étouffer la critique.

Un peu plus tard, un second enseignant demande comment fonctionne la différenciation de manière détaillée. Le pédagogue revient sur son argument d’offrir un plan de travail individualisé à chaque élève quelque chose qui n’est pas fait par défaut.

Exemple 2 :

Un formateur intervient en école dans l’objectif à faire adopter aux enseignants un esprit de famille dans leur manière de traiter et d’échanger avec les élèves. Le formateur entend clairement un enseignement plus positif et moins strict.

Par exemple, un enseignant fait remarquer que les élèves qui réussissent ont généralement des parents qui insistent sur un comportement strict et sont relativement exigeants. Le formateur dit qu’il est tout à fait d’accord avec lui et que c’était ce qu’elle disait.

Peu de temps après, le formateur recommence à parler comme il l’avait fait avant de la notion d’esprit de famille.

Les sophismes de type « motte-and-bailey » sont courants dans le domaine de l’éducation, car beaucoup de termes sont mal définis et flous.



Pédagogie


Selon Black et Wiliam (2018), la pédagogie est ce que l’on doit savoir et les compétences que l’on doit maitriser pour prendre et justifier les nombreux types de décisions qui constituent l’enseignement. Elle peut être considérée comme l’acte et le discours de l’enseignement. 

Selon Paul A. Kirschner & Tim Surma (2020), la pédagogie comprend la pratique de l’enseignement, mais englobe également l’interaction entre les facteurs qui influencent l’enseignement et l’apprentissage. 

La pratique et la pédagogie fondées sur des données probantes supposent toutes deux que le professionnel de l’éducation a des capacités de jugement basées sur leur expérience du terrain et leur expertise professionnelle. Ils peuvent supposer quelles seront les meilleures options pour un enseignement efficace et un apprentissage optimal dans des circonstances qu’ils connaissent.







Pensée


Il existe deux usages courants du terme penser.

  1. La pensée est un sens large 
    • Tout ce que fait l’esprit conscient. Cela inclut la perception, le calcul mental, la mémorisation d’un numéro de téléphone ou l’évocation d’images mentales. 
    • Cela exclut les nombreuses variétés de pensées inconscientes.
  2. La pensée est dans un sens restreint (et plus pertinent pour l’apprentissage)
    • Un processus essentiellement actif qui se distingue d’une pensée plus passive. 
    • La pensée est le résultat de l’action de pensée 
    • Il s’agit d’un processus conscient et dirigé pour aller de A à B.

Dans le cadre de l’enseignement, il y a lieu de considérer une pensée consciente et active. La pensée est un processus cognitif délibératif qui nous permet d’établir de nouvelles connexions et de créer du sens. Elle a la qualité d’une conversation interne entre différentes perspectives.

Le langage est lié à la pensée. Nous pouvons penser des choses que nous ne pouvons pas exprimer, mais nous ne pouvons rien exprimer que nous ne puissions pas penser.

La pensée est le dialogue intérieur que nous avons avec nous-mêmes. (Didau & Rose, 2016)



Préenseignement


L’approche consiste à identifier et à prendre séparément un groupe d’élèves qui présente des faiblesses dans un cours par manque de connaissances préalables: 

L’enseignant :
  • Leur donne un nombre réduit des tâches supplémentaires
  • Leur enseigne à nouveau des connaissances préalables
  • Leur enseigne ce qu’ils suivront pendant le cours en groupe complet.

En conséquence, ces élèves seront confrontés à certaines explications deux fois, ce qui a un effet positif sur leurs résultats d’apprentissage. Le préenseignement se fait toujours en petit groupe, mais parfois aussi individuellement.

L’avantage du préenseignement est que, en tant qu’enseignants, nous agissons préventivement plutôt que curativement, de sorte que nous pouvons permettre aux élèves de traiter ensemble le nouveau sujet et d’acquérir collectivement des expériences de réussite. Le préenseignement permet également de combler des lacunes dans les connaissances préalables.

En un sens, le préenseignement peut être vu comme une alternative préventive à des besoins de remédiation ultérieurs. Il s’agit d’une pratique efficace à intégrer dans le cadre d’une approche de type réponse à l’intervention (RàI).

Lorsque l’enseignant donne normalement cours, certains élèves ne vont pas comprendre et il sera amené à leur donner des exercices de rattrapage supplémentaires par la suite ou à devoir leur ré-expliquer la matière. 

L’idée derrière le préenseignement est de vérifier au préalable avec quels éléments certains élèves peuvent avoir des difficultés. De par son expertise, l’enseignant connait ses élèves et connait les difficultés de sa matière. Il peut préventivement mettre des solutions en place pour que ses élèves puissent par la suite profiter pleinement des cours.




Problème


Un problème est une tâche qu’on ne sait pas réaliser (Tricot, 2020), d’emblée (interprétation personnelle).


Récupération


La récupération se réfère au processus qui permet à une information d’être extraite de la mémoire à long terme. 


Savoir


Un savoir est une connaissance collective, partagée par un groupe humain, sur le fond comme sur la forme (c’est-à-dire qu’elle est instituée) (Tricot, 2020).


Tâche


Une tâche correspond à un but à atteindre dans un environnement au moyen de connaissances, c’est-à-dire d’actions (physiques) ou d’opérations (mentales) (Tricot, 2020).


Troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité


Les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité s’expriment chez l’élève par des difficultés à maintenir sa concentration et son attention sur la tâche ou l’activité en cours. Cela entraîne des fautes fréquentes d’inattention, des difficultés à suivre une consigne ou à planifier les différentes étapes pour aboutir à la solution d’un problème. (Berthier, 2018)

Troubles des apprentissages


Il s’agit de pathologies durables qui se manifestent chez des enfants, des adolescents et des adultes qui n’ont pas de déficits intellectuels ou de déficits sensoriels associés (troubles de l’audition ou de la vue). Exemples : dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Seul un bilan neuropsychologique complet de l’ensemble des fonctions cognitives permet de diagnostiquer un trouble des apprentissages chez un élève et de révéler les mécanismes cognitifs à l’origine des déficits observés. Les troubles des apprentissages ont des causes génétiques, neurologiques et environnementales. Les troubles des apprentissages doivent être diagnostiqués le plus tôt possible pour que des stratégies puissent être proposées aux élèves, leur permettant de compenser en partie les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs apprentissages. (Berthier, 2018)


(mise à jour le 11/06/20)

Bibliographie


André Tricot, Qu’est-ce que la charge cognitive, 2020, https://synapses-lamap.org/2020/01/07/interview-quest-ce-que-la-charge-cognitive/

Jean-Luc Berthier, Grégoire Borst, Mickaël Desnos, Frédéric Guilleray, Les neurosciences cognitives dans la classe, 2018, ESF Sciences Humaines

Stuart Ritchie, Intelligence: All that matters, 2015

André Tricot, L’innovation pédagogique, 2017, Retz

« Preteaching. » Wikipedia, de vrije encyclopedie. 26 mrt 2017, 16:23 (UTC). 26 mrt 2017, 16:23 https://nl.wikipedia.org/w/index.php?title=Preteaching&oldid=48862350

Pedro De Bruyckere, The ingredients for great teaching, 2018, Sage

David Didau and Nick Rose, What every teacher needs to know about psychology, 2016, John Catt

David Didau, What if everything you knew about education was wrong?, 2016, Crown House

Michael Shermer, The Believing Brain (London: Robinson, 2011).

La Roche, M. (2008). Vers une pratique fondée sur les données probantes. Le Bloc-Notes.  http://www.leblocnotes.ca/node/2261

Black P and Wiliam D (2018) Classroom assessment and pedagogy. Assessment in Education: Principles, Policy & Practice 25:551–575.

Paul A. Kirschner & Tim Surma (2020) Evidence-informed pedagogy. https://impact.chartered.college/article/evidence-informed-pedagogy/