vendredi 4 janvier 2019

L'oubli, un paramètre de l'apprentissage

Ce qui préoccupe les élèves dans leurs apprentissages c’est de découvrir et s’approprier des stratégies qui permettent une mémorisation rapide, meilleure et durable.


(photographie : Maxime Chillemi)



Des stratégies efficaces existent (effet de test et d'espacement, pratiques de récupération, intercalage, flashcards, élaboration,...). Elles améliorent substantiellement la qualité de la rétention d’informations.

Elles ne sont pas parfaites, elles augmentent la probabilité de récupérer des informations étudiées, mais elles continuent à se heurter à un processus contre lequel les élèves rêvent pourtant de trouver un antidote : l’oubli.

Invincible l'oubli ?  Très certainement, mais à bien le comprendre on pourrait mieux l'appréhender et  l'anticiper.  C'est l'objectif de cet article !



Introduction


Nous oublions en permanence. Une grande partie de ce qui entre par une oreille en ressort rapidement par l’autre, c’est le principe même de la mémoire à court terme.

Pour qu'il y ait réellement un oubli, il faut déjà que l'information ait été mémorisée, ne soit pas que transitoire.  Cela demande un effort.

Une bonne part de ce que nous nous acharnons à mémoriser, à consolider en mémoire à long terme, a de grandes chances de subir le même sort, disparaître à un moment où un autre. 

Toutefois il y a certaines connaissances que nous n’oublions jamais, comme notre nom, le visage de nos proches, notre langue maternelle, la pratique du vélo, etc.





Ambivalence de l’oubli


L’oubli est une condition naturelle, il n’est pas l’opposé de la mémorisation, mais en est plutôt une composante, certes ennuyeuse, certes imparfaite, mais au final plutôt utile et même indispensable.

L’oubli fait partie du processus de traitement de l’information et peut se révéler utile à la mémorisation.

En effet :

  • Il est important de se souvenir de l'information appropriée au moment opportun ! Par exemple, pour un élève, au moment du test, se souvenir de règles et formules algébriques en math, de la nomenclature en chimie, du vocabulaire de base et des règles de grammaire en anglais,  lorsque l'on veut rentrer chez soi, se souvenir du chemin à suivre, de l’endroit où l’on a déposé ses clés ou sa veste, etc.   
  • Il est important de ne pas se souvenir de tout ! Par exemple pour un élève, il vaut mieux qu'il oublie toutes les réponses erronées qu’il a pu donner un jour, ne se souvienne que des correctes. De même, il en faut pas se laisser encombrer de tous les détails d'une matière mais retenir, aller à l'essentiel,..  Il n'est pas non plus utile de se souvenir de ce qu’on a mangé il y a une semaine ou plus, d’une multitude de détails sur un nombre innombrable de sujets,...  Sans l’oubli, notre cerveau serait rapidement submergé et peinerait à traiter efficacement toute cette masse d'informations, à leur donner du sens et des priorités. Parce qu'il faut bien se l'avouer, une bonne part des informations que l'on mémorise ne seront plus jamais utilisées ni à court et ni à moyen terme. L'effort cognitif nécessaire au traitement et à la rétention de toutes les informations que l'on retient à un moment ou un autre n’en vaut probablement pas le coût. L'évolution en tout cas ne nous a pas dotés d'une mémoire parfaite. 



Qu'est-ce que l'oubli ?


L’oubli fait le tri entre ce qui est susceptible de servir à nouveau et ce dont on pourrait se passer, cela a lieu pour une part, régulièrement à nos dépends.


  • L'oubli est une faculté primaire dont on hérite à la naissance et que l’on doit apprendre à ménager, à contourner, à utiliser dans le cadre scolaire : que ce soit accompagné pendant l'enseignement ou à domicile quand l’apprentissage autonome complémentaire devient une nécessité.
  • L'oubli est un facteur d'adaptation : c'est un processus nécessaire pour rafraîchir l'information et adapter ensuite le comportement individuel au nouvel environnement, L'oubli permet à de nouveaux souvenirs d'être enregistrés et de remplacer les anciens. Souvent durant la scolarité, les différentes matières sont vues en spirale et on revient quelques années années plus tard sur le même sujet en y ajoutant une nouvelle complexité. Cette mise à jour nécessite de modifier ou d'inhiber, en fait d'oublier, certaines conceptions antérieures.
  • L'oubli peut aussi jouer un rôle protecteur : l'incapacité d'oublier des informations non pertinentes et moins utiles peut rendre difficile l'accès efficace à des informations spécifiques et précieuses. L'oubli nous adapte à notre environnement présent, nous retenons comment gérer ce que nous rencontrons fréquemment le mieux possible.

Mais différentes questions persistent :

  • Quelles sont les théories et hypothèses sur les mécanismes de l’oubli ? 
  • Est-ce que l'information qui ne peut être récupérée a été complètement effacée ou est-ce que d'autres facteurs empêchent la récupération d’une l'information encore présente en mémoire ?
  • Comment utiliser les mécanismes de l'oubli à notre avantage ?




Différents types de souvenirs sont perdus de différentes façons.


La mémoire possède un certain nombre de systèmes distincts qui peuvent être différenciés en observant non seulement le type d'information traitée, mais aussi le temps de rétention et la capacité de stockage associée.

La durée de stockage de l’information en mémoire varie :

  • de quelques centièmes de seconde pour la mémoire sensorielle (mémoire iconique et échoïque), 
  • à une poignée de secondes jusqu'à en deça de la minute (en fonction des répétitions) pour la mémoire à court terme / mémoire de travail 
  • pour finalement s'étendre sur de longues durées en mémoire à long terme. 

Si le processus cognitif responsable de la rétention en mémoire à long terme et de la récupération de l'information est complexe, la perte d'information dans ce processus devient également multiforme.

Nous utilisons des indices de récupération pour nous aider à nous rappeler de certaines informations et en oublier d'autres.

Nous nous souvenons en fonction :

  • Du contexte : disposer d’indices de récupération améliore le rappel de l’information, ce qu’on appelle l'effet d’amorçage. Au plus les indices de récupération offrent une proximité avec la cible, au plus la récupération de l’information devient probable. En psychologie cognitive, l’effet d’amorçage décrit la situation ou une présentation préalable d'un stimulus (l'amorce ou indice de récupération) influence le traitement d'un autre stimulus (la cible, l’information récupérée).
  • De la fréquence : Les éléments dont nous avons dû nous souvenir fréquemment nous viennent à l'esprit beaucoup plus facilement. Cela signifie aussi que ce dont nous n'avons pas eu besoin de nous souvenir fréquemment ou récemment,  ne nous viendra pas à l'esprit aussi facilement. 
  • Du caractère récent : si une information est récente où si elle est ancienne et qu’on s’en est rappelé récemment, il est facile de la récupérer. Au plus une information est ancienne et au plus tardive est sa dernière récupération, au plus difficile il devient de la récupérer. 




Phénomènes liés à l'oubli



1) Un phénomène de désuétude ou de déclin


Nous oublions des informations simplement parce que nous ne nous en souvenons plus depuis un certain temps, par absence de raison de s’en souvenir.

Ce qu'on appelle la théorie de la décomposition, explique que l’oubli se manifeste avec le passage du temps : l'information est progressivement effacée des circuits neuronaux d'un individu .

L’oubli est considéré comme une perte absolue d'informations stockées.

Bien que plausible, cela ne peut être considérée comme la seule forme d'oubli pour deux raisons :

  1. Cette théorie n’apporte pas de mécanisme qui provoque cet oubli. 
  2. Le temps n’est pas non plus le seul facteur : on n’oublie pas tout et pas à la même vitesse.




2) Un phénomène d’absence de récupération


La théorie de la récupération, postule que l'oubli résulte de l'incapacité de récupérer l'information. 

L'information est toujours présente dans le cerveau des individus, mais ils ne peuvent pas la récupérer.

Le phénomène de l'oubli dépend des indices de récupération : il reflète l'incapacité de retrouver une trace de mémoire intacte en raison de changements dans le contexte cognitif des individus. Les indices de récupérations n’étant plus présents, l’information n’est plus récupérable.

Une trace de mémoire n'est pas nécessairement perdue à jamais lorsqu'elle ne peut être rappelée. Elle est susceptible d’être récupérée en présence des bons indices de récupération absents lors de la tentative de récupération qui a échoué.

Les indices de récupération activent la trace de mémoire enregistrée au sujet d'un élément d'information, ce qui facilite sa récupération.

Un facteur favorable a cette hypothèse est le fait que lorsque l’on apprend à nouveau quelque chose que l’on a oublié ce processus est généralement plus rapide, preuve que quelque chose subsiste.




PS : La phénomène d'absence de récupération est également à mettre en lien avec la "New Theory of Disuse" de Bjork & Bjork (94). Pour plus d'infos, voir l'article ici. 




Processus liés à l'oubli



1) Un processus d’interférence


Selon la théorie de l'interférence, l'oubli est causé par une information intermédiaire qui interfère avec l'information cible et se retrouve récupérée à la place de celle-ci.

La théorie de l'interférence propose que des éléments d'information se font concurrence et se chevauchent dans les systèmes de mémoire. Des indices de récupération viennent interférer et diminuent les capacités de discrimination entre des éléments proches à récupérer, ce qui crée une confusion et fait surgir la mauvaise information en mémoire au détriment de la bonne.

En cas d'interférence, non seulement on oublie l'information que l’on recherche, mais on se souvient de l'information que l’on ne recherche pas, c’est pour ça que l’on parle d’interférence. 

L’interférence explique aussi que parfois une information oubliée peut ne l’être que de façon temporaire.


Il y a deux types d’interférences :

Interférence proactive : 


On se souvient d'informations plus anciennes viennent en tête au détriment d'informations plus récentes. On peut éprouver de la difficulté à se souvenir de quelque chose parce que de informations plus anciennes viennent à l'esprit au lieu de la nouvelle information.


    • Le cas typique est celui de l'élève qui lors d'une évaluation mélange des connaissances de la matière évaluée avec des connaissances antérieures qui n'ont pas forcément de lien direct, ce qui crée de la confusion.


    • Un exemple de la vie courante est d'avoir des difficultés à retrouver ses clés parce que la veille, par précipitation, on ne les a pas déposées là où on le fait d’habitude. On peut dire que la mémoire de l'emplacement habituel des clés interfère de façon proactive avec les informations sur l’emplacement actuel.

    Les interférences proactives peuvent être le signe que l’apprentissage n’a pas été correct. L'élève n'a visiblement pas tout compris ou a mémorisé sans faire les liens adéquats en étudiant. 

    Le seule solution pour lui est de reprendre tout le travail de compréhension et d'étude en profondeur. Il doit être entraîné à nouveau parce que des informations concurrentes et non pertinentes se retrouvent activées dans la mémoire et témoignent de l'échec de l'apprentissage.




    Inférence rétroactive : 


    Des éléments appris ultérieurement viennent interférer avec des connaissances anciennes
    Cela arrive lorsque l’on éprouve des difficultés à se souvenir d'anciennes informations parce que de nouvelles informations viennent plus naturellement à l'esprit.


    • Le cas typique est celui de l'élève qui lors d'une évaluation va par exemple dans un exercice en math ou en physique utiliser une formule vue récemment  alors que ce n'est pas opportun, au détriment d'une formule qui convient parfaitement mais vue précédemment. Des exemples typiques sont par exemple en physique, l'utilisation de formules du mouvement rectiligne uniformément accéléré pour des situations de mouvement rectiligne uniforme. En mathématiques, ce serait par exemple l'utilisation de procédures de résolution du second degré pour du premier degré. En en biologie, on peut trouver des confusions entre neurotransmetteurs et hormones, entre notions de méiose et mitose, etc. Dans ce cas-ci, la faille se trouve au niveau des capacités de discrimination, le fait se savoir dans quel cas utiliser telle ou telle connaissance. Si les critères de discrimination ne sont pas bien repérés, souvent c'est la connaissance la plus récente qui l'emporte. 

    • Un exemple de la vie courante est par exemple, si on a changé de mot de passe, d’adresse, de numéro de téléphone, d’email, etc., et pour une raison x ou y, on a besoin de s’en rappeler, on pourrait avoir de la difficulté à s’en souvenir parce que ce sont les nouvelles informations à jour qui viennent en tête.

    Les interférences rétroactives peuvent être le signe d'une mauvaise compréhension des critères d'application de tel ou tel connaissance, ou encore le signe qu’un un oubli est en cours, que des informations anciennement parfaitement récupérables deviennent inaccessibles. 





    2) L’oubli comme un processus d’inhibition


    L'inhibition de la mémoire est un élément essentiel d'un système de mémoire efficace : par exemple, si on essaie de se rappeler où on a garé sa voiture, on ne souhaite pas se rappeler chaque endroit où elle a été garée durant les six derniers mois par exemple.

    L'inhibition de la mémoire est la capacité de ne pas se souvenir d'informations non pertinentes. Il s'agit d'un type d'inhibition cognitive, c'est-à-dire l'arrêt ou le fait de passer outre un processus mental, en tout ou en partie, avec ou sans intention.

    Pour se souvenir de quelque chose, il est donc important non seulement d'activer les informations pertinentes, mais aussi d'inhiber les informations non pertinentes.

    Le principe de l’inhibition est proche de celui de l’interférence sauf que l’inhibition suppose la possibilité d’un contrôle en partie conscient.

    Pour que la discrimination puisse avoir lieu, il faut que l’esprit se soit engagé dans des processus d'inhibition. Ce processus d’inhibition va rejeter l’information non pertinente pour récupérer celle demandée.

    Dans cette perspective, l’oubli a lieu lorsque le processus inhibiteur ne sélectionne pas les informations les plus importantes ou ne permet pas leur mémorisation correcte en vue d’une récupération efficace ultérieure.

    L’inhibition est une forme active et directe de suppression qui sert à réduire l'accès à une ou plusieurs réponses dans un but adaptatif.




    Mécanismes liés à l'oubli



    1) L'oubli induit par la récupération


    La théorie de la récupération est un phénomène de la mémoire où la mémorisation fait oublier d'autres informations dans la mémoire. Le fait de se souvenir de certaines informations - et donc de les rendre plus pertinentes - entraîne la perte d'autres informations.

    Les chercheurs sont divisés sur la question de savoir si l'oubli est causé :

    a) Par un processus qui inhibe activement l'information

    b) Par l'interférence d'autres informations en mémoire : l’oubli est associé à l'interférence due à l'accessibilité accrue d'autres informations associées en mémoire.

    On suppose l'existence d'un ensemble de processus qui permettent la suppression d’informations mémorisées.

    Lorsque l’on s’entraine à mémoriser et à récupérer des informations, un processus inhibiteur intervient pour supprimer l'accessibilité à des informations liées mais non pertinentes.

    Cette suppression facilite la récupération d'un élément approprié et empêche la récupération d'éléments inappropriés sur le plan contextuel.

    Les conséquences de la suppression persistent par la suite, et il devient plus difficile de se rappeler les éléments qui ont été inhibés.





    2) L’oubli induit par la consolidation


    La théorie de la consolidation est concurrente de la théorie de la récupération

    La consolidation de la mémoire est le processus par lequel l'information devient stable avec le temps, se retrouve stockée en mémoire à long terme. La consolidation peut prendre de quelques minutes à quelques heures ou plus : une nouvelle mémoire a besoin de temps pour se stabiliser.

    La consolidation est une activité cognitive à la fois consciente (lors de l’apprentissage) et inconsciente (notamment lors du sommeil). Une phase où aucune activité cognitive consciente n'est engagée permet aux processus neuronaux nécessaires à la consolidation de se produire.

    La connaissance n’est pas seulement codée en mémoire à long terme, elle est aussi réorganisée après son codage : lors de ces processus, elle est susceptible d’être renforcée ou déforcée ou même déformée lorsqu’elle est soumise à des interférences avec toute information nouvelle qui suit l’apprentissage. 

    Le moment où se passe l’apprentissage est crucial car c’est à ce moment que les perturbations sont les plus fortes et peuvent influencer négativement la mémoire. La consolidation d'une mémoire va la protéger en partie des perturbations.

    Cependant les réorganisation ultérieures (qui se passent sur des périodes de temps de quelques minutes à quelques années) des connaissances consolidées peuvent à leur tour les fragiliser. Cette consolidation inefficace peut être due à des interférences qui ont lieu au moment même de l’apprentissage ou plus tard lors de réorganisations

    La théorie de la consolidation reflète l'idée d'une perte irrémédiable d'information parce que l'information qui n'a pas été consolidée correctement ne peut être récupérée à l’avenir sans être apprise à nouveau. 

    L'effort cognitif utilisé dans les tâches qui surviennent après l'apprentissage apparaît comme un facteur possible qui a une influence considérable sur la consolidation de la mémoire.



    Comment optimiser ou atténuer l’oubli ?


    1) Tout apprentissage imprécis va favoriser l’oubli et est même susceptible de déstabiliser les connaissances existantes en alimentant la confusion. Il y a une importance primordiale à accorder à une clarté de l'enseignement, qui va favorise une compréhension profonde des nouveaux apprentissages, préalable à leur mémorisation. On a donc toutes les raisons de privilégier un enseignement explicite.

    2) L’apprentissage de nouvelles informations, voisines de celles déjà consolidées, risque de les mettre en danger (oubli induit par la récupération et la consolidation). C’est pour cela qu’il ne faut pas perdre de vue qu’il est important à chaque fois de vérifier et réactiver les pré-requis avant un nouvel apprentissage et d'effectuer des révisions régulières. A la fois on permet de maintenir les informations déjà consolidées et l’on permet d’intégrer les nouvelles, de la façon la plus adéquate possible aux schémas cognitifs existants.

    3) On ne peut oublier que si on a déjà mémorisé l’information dans la mémoire à long terme, au sein de schémas cognitifs.  Il faut ensuite la maintenir, voici quelques pistes pour cette action spécifique : 

    1. L'effet de test : la seule manière de contrer l’oubli est de récupérer les informations de la mémoire à long terme vers la mémoire de travail. Relire ne sert à rien. S'entraîner à récupérer certaines informations aide à les renforcer, à les consolider. 
    2. L'effet d'espacement : découper le temps de travail et le planifier permet de renforcer la consolidation et de s’assurer qu’un processus d’oubli n’est pas en cours et que la mémorisation sera durable. 
    3. L'intercalage / l'entrelacement : on mélange et change l'ordre des informations à récupérer avec d’autres informations voisines, en vue de s'entrainer à discriminer les conditions d'application. Savoir selon quels critères telle ou telle information est pertinente, permet d’orienter les processus d’inhibition dans la bonne direction, dans le but d’éviter des confusions futures. Une application classique est d'utiliser des flashcards et de les mélanger régulièrement.
    4. L'élaboration : se ré-expliquer la matière en lui donnant une certaine structure, plutôt que de simplement la réciter traduit un niveau de traitement de l’information plus approfondi qui va permettre de renforcer les liens entre les concepts et d' augmenter les nombre d'indices de récupération. 
    5. Les exemples concrets : associer des exemples concrets à des idées abstraites permet de mieux les retenir à long terme.  En effet, les concepts abstraits ne bénéficient en mémoire que d’un simple codage, sous forme verbale. Les concepts concrets donnent lieu à un double codage, à la fois verbal et imagé, qui est plus résistant a l'oubli et qui a le double avantage de fournir des indices de récupérations supplémentaires. 
    6. Le double codage : c'est l'idée d'associer des connaissances verbales à des représentations visuelles : schémas, graphiques, infographies, cartes conceptuelles et organisateurs graphiques.  Faire le lien entre la représentation imagée et les explications écrites est un fort stimulant de la mémorisation.  



    Bibliographie 


    Alves, Marcus Vinicius Costa, & Bueno, Orlando Francisco Amodeo. (2017). Retroactive Interference: Forgetting as an Interruption of Memory Consolidation. Trends in Psychology, 25(3), 1043-1054. https://dx.doi.org/10.9788/tp2017.3-07pt

    Althea Need Kaminske, Forgetting to Remember, 2018, www.learningscientists.org/blog/2018/11/30-1

    Memory inhibition,
    https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Memory_inhibition&oldid=860374893 (last visited Jan. 1, 2019).

    Retrieval-induced forgetting, https://en.wikipedia.org/w/index.php?title=Retrieval-induced_forgetting&oldid=869817623 (last visited Jan. 1, 2019).

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