lundi 26 juin 2017

Impact de l'usage intensif des médias sociaux sur l'estime de soi chez l'enfant et l'adolescent

Parue en décembre 2016 et rédigée par une équipe d'économistes à l'Université de Sheffield (Emily McDool, Philip Powell, Jennifer Roberts et Karl Taylor), une étude a exploré l’influence de l’utilisation des média sociaux sur le bien-être d’enfants. Ils ont utilisé des données représentant un échantillon représentatif de plus de 40 000 ménages à travers le Royaume-Uni, plus précisément celles concernant un peu moins de 4000 enfants de 10 à 15 ans entre 2010 et 2014, qui on fait l'objet d'une analyse empirique.


dimanche 25 juin 2017

L'illusion d'être multitâche, un neuromythe


Suivre un cours tout en jetant discrètement de temps à autre un oeil sur l'écran du téléphone pour lire l'un ou l'autre message. Etudier dans le canapé avec la télé allumée. Faire ses devoirs en écoutant de la musique. Se concentrer sur ce que fit le prof pendant que d'autres élèves dans la classe chuchotent ou bavardent. Voilà différentes occurrences scolaires illustrant un mode ou des capacités multitâches.  Mais que dit la recherche à ce sujet ?




vendredi 23 juin 2017

Les enfants du numérique, un neuromythe

Baignés dans la lumière des écrans de tablettes ou de télévision depuis leur plus tendre enfance, accros plus tard aux jeux vidéos, aux réseaux sociaux, à leur téléphone portable, aux youtubeurs  ou aux séries ingurgitées à hautes doses, les nouvelles générations d'élèves auraient développé un fonctionnement cognitif différent.


jeudi 22 juin 2017

Auto-math & DiagnoSciences, deux outils de révision en math et en sciences pour la transition enseignement secondaire / enseignement supérieur !

Proposé par l’UCLouvain, l’outil « Auto-Math » offre la possibilité de revoir des notions mathématiques considérées comme acquises lors de l’arrivée en bac 1. Par la même il devient intéressant pour les élèves du secondaire en réunissant toute une série de notions de base classées par thème.

L’outil DiagnoSciences fait de même pour aider à faire le point sur les connaissances et compétences en biologie, chimie et physique avant d’entamer d’une manière plus responsable des les études supérieures à caractère scientifique.


mercredi 21 juin 2017

Glossaire

Apprendre


Apprendre, c’est modifier une connaissance de façon durable. (Tricot, 2017)




Apprentissage basé sur la découverte


Ce concept peut recouvrir un certain nombre de réalités différentes. Il existe même aujourd’hui plusieurs variantes, comme l’apprentissage fondé sur la recherche, la démarche d’investigation, la pédagogie de projet, l’apprentissage par les problèmes, la pédagogie socioconstructiviste, etc.

Les racines de ces démarches remontent aux théories développées par Jérôme Bruner, qui s’était lui-même inspiré, entre autres, des travaux de Jean Piaget et de sa conviction qu’un enfant était un processeur actif de connaissances.

Le point de départ essentiel est que l’apprenant se guide lui-même dans le processus d’apprentissage. Cela signifie que l’élève ne reçoit pas toutes les informations nécessaires en étapes réduites et bien ordonnées de la part des enseignants, mais qu’il doit au contraire faire l’effort nécessaire pour trouver, trier et classer ces informations dans un nouvel ordre. Un enjeu est de développer les capacités de résolution de problèmes.

L’un des aspects positifs de l’apprentissage par la découverte est son effet sur l’état d’esprit de l’élève. La plupart d’entre eux apprécient cette approche plus libre, de sorte que leur sentiment de bien-être augmente. Mais ce bien-être a un prix : il accroit les écarts entre les élèves. (De Bruyckere, 2018)


Compétence


Une compétence est l’association d’une tâche et d’au moins « une connaissance. (Tricot, 2017)


Connaissance


Une connaissance est une trace du passé (action, opération, émotion, sensation) que l’on parvient à mobiliser alors même qu’on peut avoir oublié sa source (Tricot, 2020).


Corrélation


Le concept de corrélation a été inventé par Francis Galton. C’est une façon de quantifier la force de la relation entre deux variables.

Prenons l’exemple de la taille des parents et de leurs enfants. Les parents plus grands ont de fortes chances d’avoir des enfants plus grands, cependant, la relation n’est pas absolue et il y a quelques exceptions à cette règle.

En termes statistiques, nous dirions qu’il existe une forte corrélation positive entre la taille des parents et celle des enfants, mais que celle-ci n’est pas parfaite :
  • Forte : en raison de la forte probabilité de trouver des parents grands avec des enfants grands
  • Pas parfaite : pour autant, les parents grands n’ont pas toujours des enfants grands, il y a des exceptions
  • Positive : lorsqu’une variable (ici la taille des parents) augmente, l’autre variable (la taille des enfants) a tendance à augmenter également. Si une variable diminue alors que l’autre augmente, la corrélation serait négative.


Galton a créé une formule statistique qui met des chiffres sur ces corrélations, en indexant la force de la relation.



Les chiffres vont de -1,00, une corrélation négative parfaite, à 1,00, une corrélation positive parfaite.

Plus la corrélation est proche de 1,00 (ou -1,00 pour les corrélations négatives), plus la relation est forte.

Une corrélation de zéro indique qu’il n’y a aucune relation entre les variables.

La lettre r en italique est utilisée pour indiquer une corrélation.

Une fois, que l’on a établi par l’analyse de régression, le lien qui unit les deux variables, l’analyse de corrélation permet d’en déterminer la qualité. C’est une démarche qualitative.

Par exemple, le lien, qui unit la longueur du côté d’un carré et l’air de ce même carré, est très étroit. Dans ce cas on peut dire que la corrélation est parfaite.

Dans le cas du lien entre la taille des individus et leur poids, il y a une certaine relation que l’on peut mettre en évidence, mais dans le monde réel on fait face à d’importantes variations. La corrélation dans ce cas-ci existe, mais est plus faible.

Le coefficient de corrélation est une quantité sans dimension qui permet d’évaluer mathématiquement la qualité d’une régression.


Les diagrammes suivants illustrent diverses forces de corrélation sous la forme de nuages de points.


Les lignes grises représentent la droite de régression qui relie les deux variables. Le coefficient r en mesure la qualité.

A) La corrélation positive parfaite, tous les points sont situés sur la droite de régression. Les valeurs de Y peuvent être prédites avec précision à partir des valeurs de X. Cela ne se produit presque jamais dans la réalité.

B) Il existe une forte corrélation négative : plus X augmente, plus Y a de chances de diminuer. Mais les résultats sont moins précis, le nuage des points est plus dispersé. Le fait que le coefficient de corrélation s’éloigne de -1,00 le révèle.

C) Il y a une faible corrélation : X et Y sont liés, mais pas fortement, le nuage de pointes et bien plus dispersé.

D) X n’est absolument pas lié à Y, et la droite de régression est donc plate.

Il faut garder à l’esprit que la corrélation n’est pas une preuve de causalité entre deux variables.

Si l’on prend l’exemple des résultats des tests d’intelligence, par exemple, si l’intelligence et les résultats scolaires sont corrélés, cela peut signifier différentes choses

  1. L’intelligence vous permet de mieux réussir à l’école
  2. La scolarité vous aide à mieux réussir aux tests d’intelligence
  3. Un autre facteur, peut-être le milieu social, vous permet de mieux réussir à l’école et aux tests d’intelligence
  4. Un mélange de tous ces éléments. 
Une corrélation implique parfois un lien de causalité : il est difficile d’imaginer des cas de causalité où il n’y a pas de corrélation.

Une étape plus compliquée que la corrélation est la régression, une technique statistique qui nous permet d’examiner une corrélation entre deux variables tout en « contrôlant » les autres (ou, pour le dire autrement, en « maintenant d’autres variables constantes »).

Par exemple, vous pensez peut-être que le milieu social explique la relation entre l’intelligence et l’éducation. La régression vous permet de prendre en compte le milieu social et donc de vous demander : “Si tout le monde avait exactement la même classe sociale, y aurait-il encore une corrélation entre l’intelligence et le niveau d’éducation ?


(Stuart Ritchie, 2015) 


Dyscalculie


Trouble de la cognition numérique. La dyscalculie est un trouble de la perception des quantités qui entraînent des difficultés en mathématiques notamment. (Berthier, 2018)

Dyslexie


Trouble de la lecture. La dyslexie se manifeste par une difficulté à associer les graphèmes (signes écrits) aux phonèmes (sons langagiers), ce qui produit ensuite des difficultés à reconnaître rapidement les mots écrits. Dans la dyslexie par exemple, certaines variations du génome ainsi que l’intégrité des connexions entre les aires qui prennent en charge la reconnaissance visuelle des lettres et des mots, et celles qui permettent l’association graphophonémique constituent des facteurs de risque de développer ce trouble. (Berthier, 2018)

Dyspraxie


Trouble de la motricité fine dont l’écriture. La dyspraxie est un trouble de la planification, de la programmation et de l’exécution de mouvements complexes, qui s’exprime par des difficultés d’apprentissage de l’écriture. (Berthier, 2018)



Expert


Le CNRTL définit un expert comme quelqu’un “qui a acquis une grande habileté, un grand savoir-faire dans une profession, une discipline, grâce à une longue expérience.” Des élèves n’atteignent jamais un tel statut dans une matière donnée pendant leurs études primaires ou secondaires. Tout au plus deviendront-ils peut-être experts dans un domaine au terme de leurs études supérieures et après une large expérience professionnelle. Cependant l’idée d’expertise dans un domaine large recouvre celle de maîtrise dans un domaine plus étroit.

Par exemple un élève peut devenir “expert” en tables de multiplication, en nomenclature en chimie, pour l’addition de fraction ou pour les temps primitifs en anglais, même s’il était plus exact de parler de maitrise dans ces situations. Plus le domaine est étroit, plus nous pouvons avoir confiance dans l’attribution de la maitrise, mais l’expertise s’accompagne de plus larges connaissances dans un domaine avec la capacité de transfert et de développer un esprit critique dans celui-ci.




Pensée


Il existe deux usages courants du terme penser.

  1. La pensée est un sens large 
    • Tout ce que fait l'esprit conscient. Cela inclut la perception, le calcul mental, la mémorisation d'un numéro de téléphone ou l'évocation d’images mentales. 
    • Cela exclut les nombreuses variétés de pensées inconscientes.
  2. La pensée est dans un sens restreint (et plus pertinent pour l’apprentissage)
    • Un processus essentiellement actif qui se distingue d’une pensée plus passive. 
    • La pensée est le résultat de l’action de pensée 
    • Il s’agit d’un processus conscient et dirigé pour aller de A à B.

Dans le cadre de l’enseignement, il y a lieu de considérer une pensée consciente et active.  La pensée est un processus cognitif délibératif qui nous permet d'établir de nouvelles connexions et de créer du sens. Elle a la qualité d'une conversation interne entre différentes perspectives.

Le langage est lié à la pensée. Nous pouvons penser des choses que nous ne pouvons pas exprimer, mais nous ne pouvons rien exprimer que nous ne puissions pas penser.

La pensée est le dialogue intérieur que nous avons avec nous-mêmes. (Didau & Rose, 2016)


Préenseignement


L’approche (#12) consiste à identifier et à prendre séparément un groupe d’élèves faibles dans un cours. L’enseignant leur donne un nombre réduit des tâches supplémentaires, leur réenseigne des connaissances préalables, ou leur enseigne ce qu’ils suivront pendant le cours en groupe complet.

En conséquence, ces élèves seront confrontés à certaines explications deux fois, ce qui a un effet positif sur leurs résultats d’apprentissage. Le préenseignement se fait toujours en petit groupe, mais parfois aussi individuellement (Wikipedia NL).

L’avantage du préenseignement est que, en tant qu’enseignants, nous agissons préventivement plutôt que curativement, de sorte que nous pouvons permettre aux élèves de traiter ensemble le nouveau sujet et d’acquérir collectivement des expériences de réussite. Le préenseignement permet également de combler des lacunes dans les connaissances préalables.

En un sens, le préenseignement peut être vu comme une alternative préventive à des besoins de remédiation ultérieurs. Il s’agit d’une pratique efficace à intégrer dans le cadre d’une approche de type réponse à l’intervention (RàI).

Lorsque l’enseignant donne normalement cours, certains élèves ne vont pas comprendre et il sera amené à leur donner des exercices de rattrapage supplémentaires par la suite ou à devoir leur ré-expliquer la matière. L’idée derrière le préenseignement est de vérifier au préalable avec quels éléments certains élèves peuvent avoir des difficultés. De par son expertise, l’enseignant connait ses élèves et connait les difficultés de sa matière. Il peut préventivement mettre des solutions en place pour que ses élèves puissent par la suite profiter pleinement des cours.




Problème


Un problème est une tâche qu’on ne sait pas réaliser (Tricot, 2020), d’emblée (interprétation personnelle).


Savoir


Un savoir est une connaissance collective, partagée par un groupe humain, sur le fond comme sur la forme (c’est-à-dire qu’elle est instituée) (Tricot, 2020).


Tâche


Une tâche correspond à un but à atteindre dans un environnement au moyen de connaissances, c’est-à-dire d’actions (physiques) ou d’opérations (mentales) (Tricot, 2020).


Troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité


Les troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité s’expriment chez l’élève par des difficultés à maintenir sa concentration et son attention sur la tâche ou l’activité en cours. Cela entraîne des fautes fréquentes d’inattention, des difficultés à suivre une consigne ou à planifier les différentes étapes pour aboutir à la solution d’un problème. (Berthier, 2018)

Troubles des apprentissages


Il s’agit de pathologies durables qui se manifestent chez des enfants, des adolescents et des adultes qui n’ont pas de déficits intellectuels ou de déficits sensoriels associés (troubles de l’audition ou de la vue). Exemples : dyslexie, dyscalculie, dyspraxie, troubles de l’attention avec ou sans hyperactivité. Seul un bilan neuropsychologique complet de l’ensemble des fonctions cognitives permet de diagnostiquer un trouble des apprentissages chez un élève et de révéler les mécanismes cognitifs à l’origine des déficits observés. Les troubles des apprentissages ont des causes génétiques, neurologiques et environnementales. Les troubles des apprentissages doivent être diagnostiqués le plus tôt possible pour que des stratégies puissent être proposées aux élèves, leur permettant de compenser en partie les difficultés qu’ils rencontrent dans leurs apprentissages. (Berthier, 2018)


(mise à jour le 11/06/20)

Bibliographie


André Tricot, Qu’est-ce que la charge cognitive, 2020, https://synapses-lamap.org/2020/01/07/interview-quest-ce-que-la-charge-cognitive/

Jean-Luc Berthier, Grégoire Borst, Mickaël Desnos, Frédéric Guilleray, Les neurosciences cognitives dans la classe, 2018, ESF Sciences Humaines

Stuart Ritchie, Intelligence : All that matters, 2015

André Tricot, L’innovation pédagogique, 2017, Retz

“Preteaching.” Wikipedia, de vrije encyclopedie. 26 mrt 2017, 16:23 (UTC). 26 mrt 2017, 16:23 https://nl.wikipedia.org/w/index.php?title=Preteaching&oldid=48862350

Pedro De Bruyckere, The ingredients for great teaching, 2018, Sage

David Didau and Nick Rose, What every teacher needs to know about psychology, 2016, John Catt