lundi 1 janvier 2018

Conseils pratiques de gestion de classe liés aux actions préventives préalables aux cours

La gestion efficace de la classe comprend deux grandes dimensions : les interventions préventives et proactives (80 %) et les interventions correctives et curatives (20 %). La première préoccupation de l’enseignant en gestion de classe est la prévention, celle-ci ne s’improvise pas et trouve ses racines dans une préparation préalable :

(photographie Jamie Hladky


De bonnes procédures de gestion de classe dépendent d’une planification minutieuse de l’organisation physique de la classe, des règles, des procédures, des activités de départ et de l’ensemble de l’enseignement qui sera offert. 


Cette planification prend du temps, mais l’enseignant verra vite qu’il récupère les dividendes de cet investissement dans le déroulement des cours.

Le début de l’année scolaire représente un moment fondamental pour la gestion de classe. Dès les premières semaines de cours, les élèves s’installent dans des habitudes de travail et des comportements qu’ils tendront à suivre le reste de l’année. 

C’est pourquoi un sérieux travail de planification doit avoir lieu avant l’arrivée des élèves en septembre pour que le premier mois de classe soit maximisé.

Voici une liste de pratiques et d’attitudes préventives et proactives que chaque enseignant devrait adopter pour assurer une gestion harmonieuse de sa classe préalablement au premier cours de l’année scolaire.




1. Créer un environnement sécurisant, ordonné, prévisible et positif


Lorsqu’un enseignant parvient à établir un milieu de vie sécurisant, ordonné, prévisible et positif dans sa classe, ses élèves obtiennent de meilleurs résultats scolaires.

L’environnement de la classe doit être optimal pour que l’enseignement puisse se passer dans les meilleures conditions et qu’il favorise l’engagement et l’apprentissage des élèves. 

Il doit donc être :
  • Sécurisant : C’est un milieu sans violence et sans intimidation, il faut donc développer des incitations pour encourager les comportements souhaitables et des conséquences pour décourager un comportement inapproprié. Tout facteur de stress doit être atténué.
  • Ordonné : Il s’agit de ne pas laisser de place au hasard, à la confusion et à l’improvisation. Les règles, procédures et routines ont été définies précisément et enseignées explicitement. 
  • Prévisible : Si une perturbation intervient ou si un élève ne respecte pas une échéance, il faut avoir déterminé à l’avance quelle sera la réaction. Les élèves savent exactement et avec certitude quels comportements et quelles attitudes sont attendus d’eux.
  • Positif : Il faut veiller à distribuer du renforcement de manière pertinente (voir article).  





2. Définir des attentes claires en matière de comportement dès le premier contact avec les élèves




Avant le début de l’année scolaire, l’enseignant doit se préparer minutieusement. Il choisit les règles, les routines, les procédures qu’il veut voir adopter par ses élèves. L’établissement de règles dans la classe est une dimension essentielle d’une gestion de classe efficace. Elle renvoie aux normes de conduite attendues de la part de l’enseignant pour tous ses élèves. Elles doivent être en concordance avec les règles générales de l’établissement.


Pourquoi ?

  • Il ne faut jamais présumer que les élèves savent comment un enseignant souhaite qu’ils se comportent, peu importe leur âge ou leurs expériences scolaires préalables. 
  • Individuellement, ils pensent savoir comment se comporter de manière appropriée en classe. Mais ce n’est pas la même chose que de connaitre ce que l’enseignant qu’ils ont en face d’eux attend exactement comme attitude de tous. 
  • Tous les élèves n’ont pas la même définition en ce qui concerne les limites acceptables et souhaitées liées au comportement en classe. 
  • Les élèves prendront des libertés avec leurs comportements jusqu’à ce que l’enseignant précise quelles sont les attentes comportementales.


Comment les préparer ?

  • Cette stratégie consiste à créer ou rassembler des normes de conduite dans la classe en vue d’assurer le développement de comportements appropriés chez les élèves. 
  • Il importe donc d’y avoir pensé avant si elles ne sont pas déterminées à l’échelle de l’école. Il s’agit de définir des attentes claires de comportement qui sont indispensables à un bon déroulement du cours. Par exemple pour gérer le début et la fin des cours, les transitions entre deux activités, comment poser une question ou rendre un travail, doit avoir été explicité ou enseigné. 
  • L’enseignant doit donc se préparer minutieusement. Il choisit les règles, les routines, les procédures de classe qu’il veut voir adopter par ses élèves. 
  • Une stratégie très utile est de définir dans le contexte de chaque cours une activité à laquelle les élèves doivent s’engager dès qu’ils entrent dans la classe. Il peut s’agir de prendre un livre ou cahier particulier, démarrer un quiz affiché sur le tableau, rester debout et silencieux en attendant l’autorisation de s’asseoir, etc. L’idée est que celle-ci soit utilisée à chaque cours ou presque pour qu’elle devienne automatisée. L’effet recherche par l’enseignant est que ça coupe court aux conversations qui étaient en cours dans la cour de récréation et dans les couloirs juste avant l’entrée en classe. Sans cela, ces conversations se seraient achevées en début de cours, ce qui se traduit par une perte de temps et la prise de mauvaises habitudes par les élèves. 
  • Il s’agit d’éviter toute ambiguïté, toute zone grise qui laisse libre cours à une interprétation individuelle. Il s’agit donc d’être concret et précis dans ses explications.

Comment communiquer ?

  • Ces attentes doivent être clairement communiquées par plusieurs biais : oralement, par écrit, par démonstration. L’enseignant résume ces éléments dans un document ou sur une affiche qu’il disposera bien à la vue en classe.
  • Celles-ci peuvent être directement incluses dans le document d’intentions pédagogiques distribué au début de l’année scolaire, ou encore présentées via une affiche sur le mur.
  • L’objectif est de faire comprendre par plusieurs biais qu’il y a des règles dans la classe et des comportements attendus. Le fait de revoir l’affiche par exemple, va avoir une fonction de rappel pour l’élève.

Prévoir des conséquences ! 

  • Il ne suffit pas de formaliser les règles et les faire apprendre pour prévenir les problèmes de comportement.
  • Il faut également que l’enseignant informe les élèves des conséquences de manquements.
  • Il faut également qu’il supervise l’application de la règle et qu’il applique les conséquences de la violation de la règle de manière cohérente. 




3. Préparer l’enseignement des routines comportementales


Il est important d’établir de bonnes routines et comportements attendus pour les élèves et d’enseigner ces règles explicitement aux élèves et de les renforcer socialement par la suite. Les enseignants efficaces abordent la question des règles de manière systématique, comme tout autre contenu à enseigner.

L’enseignant a intérêt à repérer, à identifier, à mettre en évidence et en quelque sorte à ritualiser toute routine. Si elle est enseignée comme une routine, assimilée comme telle et adoptée par les élèves, nous réduisons la probabilité de mauvaise conduite au début du cours. Nous évitons la potentialité de perturbations causées par les élèves qui discutent en attendant de recevoir des instructions de leur enseignant.

Considérer les comportements en tant qu’objet d’enseignement est une stratégie indispensable pour créer un milieu sécuritaire, ordonné et prévisible. Dans un tel contexte, les élèves n’ont pas à deviner ce que l’enseignant attend d’eux. Il leur a montré explicitement les comportements et les attitudes à adopter. 

L’enseignant doit planifier soigneusement les explications qu’il donnera aux élèves afin de leur préciser le bien-fondé de ses règles. Tout doit être préparé, réfléchi, et rien ne doit laisser place à l’improvisation. 

Cela ne veut pas dire qu’il n’y aura pas d’imprévu, mais en anticipant, l’enseignant peut prévenir un certain nombre de problèmes potentiels. Plus ces éléments seront structurés et clairs pour lui, plus ils le seront également pour les élèves.

Les routines les plus importantes à installer et à enseigner explicitement sont :
  1. Celles liées à début et à la fin d’un cours.
  2. Les transitions et les déplacements.
  3. L’obtention du silence.
Les règles sont énoncées de manière positive au lieu d’émettre une série d’interdits. 

L’enseignant explique ces règles, les fait pratiquer et supervise l’application jusqu’à ce qu’elles soient maitrisées par les élèves.

Les enseignants efficaces en gestion de classe évitent de surcharger leurs élèves d’informations liées à ce sujet. Ils se concentrent d’abord sur les préoccupations immédiates, puis introduisent d’autres procédures au fur et à mesure de leur nécessité.

Voir article sur le sujet.





4. Avoir un plan de classe


Avant une première rencontre avec les élèves, il faut avoir préalablement visité le local où seront donnés les cours afin de prendre ses propres repères, déterminer leur répartition dans la classe et préparer le premier accueil. 

L’enseignant privilégie une organisation spatiale de sa classe avec des bancs en rangées, plaçant les élèves seuls ou préférentiellement par deux pour privilégier des partages par paires lors des activités d’enseignement.

Fixer des places pour les élèves est un très bon moyen pour limiter leurs distractions potentielles et faciliter leur attention, leur engagement et dès lors leurs apprentissages et leur réussite. 

Toutes les approches aléatoires sont positives. C’est spécialement le cas si on ne connait pas les élèves, car elles permettent de séparer les amitiés propices aux distractions, que ce soit par un ordre alphabétique ou selon le genre (alterner garçon/fille par exemple). L’avantage d’une répartition aléatoire de ce type et qu’aucun élève ne pourrait se sentir visé ou victime d’une intention cachée de l’enseignant. 

Imposer d’emblée des places fixes est une aide précieuse en début d’année pour accélérer la mémorisation des prénoms. L’enseignant observe au fil du temps, si les élèves fonctionnent bien à leur place. Au besoin, il fait les ajustements nécessaires et revoit l’attribution des places pour le bien des apprentissages.

Établir un plan de classe en tant qu’enseignant montre également que notre classe est un lieu d’apprentissage plutôt que de socialisation. Agir de la sorte offre également un répit à certains élèves face aux pressions sociales, car ils ne savent pas toujours où ni à côté de qui s’asseoir en classe.




5. Placer les élèves problématiques et vulnérables à proximité de l’enseignant


Le plan de classe est amené à s’adapter pour répondre à la question de la présence d’élèves difficiles ou vulnérables. Si ceux-ci n’ont pas été décelés avant la rentrée scolaire, changer le plan de classe plus tard afin de dénouer des associations d’élèves contre-productives est généralement très utile.

S’il s’agit d’un élève perturbateur, l’amener à s’installer à proximité de l’enseignant (devant ou au centre de la classe) a un effet positif sur son comportement. L’éloigner aurait de grandes chances de générer un effet négatif. Au-delà d’un effet de proximité, l’enseignant sera aussi plus attentif et susceptible d’agir rapidement en cas de perturbation.

Par prudence, il faut éviter de placer un élève turbulent ou ayant des difficultés d’attention près d’une porte, d’une fenêtre, d’un coin de la classe ou d’une zone encombrée. Il vaut mieux prévenir les difficultés que les provoquer. 

Il est contre-indiqué de placer un élève problématique à l’autre extrémité de la classe. L’enseignant non seulement est susceptible de manquer certains signaux d’alerte, mais souffrira également d’un temps de réaction bien plus allongé que si l’élève est à côté de lui.

De même, s’il s’agit d’un élève en difficulté, il gagne de même à être placé à l’avant et au centre de la classe. Il sera moins distrait et plus attentif en classe et l’enseignant pourra plus facilement garder un œil sur ses difficultés et progrès.






6. Connaître leurs (pré)noms


C’est un élément essentiel et une forme de respect et de reconnaissance. Comme le montre la théorie de l’autodétermination, la reconnaissance est favorable à la motivation. S’assurer de parler à tous les élèves de la classe au moins une fois pendant un cours en les prénommant est particulièrement effectif. À ce titre, il faut privilégier le prénom au nom et en faire usage chaque fois que l’on s’adresse à l’un des élèves. 

Le fait de ne pas connaitre le nom de chacun des élèves crée une distance qui favorise l’indiscipline et rend la gestion de la classe moins performante. Il devient beaucoup plus difficile d’individualiser une remarque. Nommer un élève lorsque l’on s’adresse à lui contribue à la communication et à l’établissement d’un rapport d’autorité.

Au secondaire, pour faciliter l’apprentissage des prénoms, l’enseignant prépare un plan de classe sur lequel il écrit les noms et prénoms des élèves. Il laisse ce plan à la vue des élèves. 





7. Miser sur le premier jour et le premier mois


Le début de l’année est fondamental pour l’enseignement explicite des comportements, même si l’enseignant devra rester vigilant toute l’année durant afin de s’assurer que les acquis ne disparaissent pas.

Il s’agit d’introduire les règles et les attentes de la classe élèves auprès des élèves le plus tôt possible, de préférence à la première rencontre. L’enjeu principal est de ne pas permettre aux élèves de faire l’exercice de découvrir par essai/erreur à quoi ressemble une bonne conduite, car ceci pénalise l’élève le moins capable.

Les premières semaines d’interaction sont à cet égard critiques pour la mise en place de règles et de routines qui auront cours pendant toute l’année.  

Le premier jour d’école constitue le meilleur moment pour jeter les bases de cette intervention. Les enseignants ont intérêt au début de l’année scolaire à choisir de mener des activités scolaires plus simples. Ils peuvent ainsi mettre l’accent sur les procédures de classe à enseigner. Ils peuvent tabler par la suite sur un environnement plus fonctionnel qui permettra de maximiser l’apprentissage des élèves. 

C’est lors des premières semaines d’école que les élèves apprennent les attitudes, les comportements et les habitudes de travail qui leur serviront toute l’année. 




8. Être préparé et dans les starting-blocks !


Il faut absolument essayer d’être là, d’être prêt avant eux, d’avoir une longueur d’avance. Il s’agit d’avoir bien préparé les ressources. Si des documents sont à distribuer, il faut avoir conçu un mode d’action rapide. Il faut veiller à conserver plus d’une leçon d’avance en cas d’imprévus. Il faut veiller à paraître sûr de soi, calme, apaisé, souriant, mais en pleine maitrise de la situation, totalement à l’aise et précis avec ce qui sera enseigné. Il faut ensuite maintenir le tempo sans temps mort. Pour cela, il faut avoir bien conçu les transitions et maitriser le temps jusqu’à la dernière minute pour ne pas se retrouver à court de temps ou dans un temps mort au terme du cours.

Si les élèves perçoivent de la désorganisation, de la confusion, de l’évitement ou de l’incertitude, ils perdront confiance, douteront et seront tentés par le désengagement, voire l’irrespect.

Il s’agit de concevoir des activités d’enseignement de niveau adéquat, qui promeuvent l’implication et l’engagement des élèves





9. Organiser l’espace physique de la classe


10. Envisager une gestion de classe préventive


L’idée d’une gestion de classe préventive est un concept développé par Jacob S. Kounin. Il se base sur les quatre principes suivants :
  1. La gestion des apprentissages et la gestion de classe doivent être intégrées. L’enseignant doit dès lors être attentif à tous les aspects de la classe.
  2. Lorsque les élèves sont intéressés, stimulés, actifs et engagés, cela réduit le risque de voir apparaitre un comportement perturbateur. Un enseignant efficace garde les élèves attentifs et activement impliqués.
  3. Les activités planifiées et coordonnées dans le cadre des leçons réduisent la probabilité d’un comportement perturbateur. L’enseignant devrait pouvoir assister à deux événements/activités en même temps.
  4. Une atmosphère et un relationnel, tous deux positifs et productifs, doivent être omniprésents et généraux pour tous les participants en classe. Les activités doivent être agréables et stimulantes.




11. Ajouter de la variété et des défis à la pratique guidée et autonome


Il s’agit d’un thème développé par Jacob. S. Kounin, « variety and challenge ». C’est la mesure dans laquelle l’élève est confronté à des activités ou à des exigences variées au cours d’une unité de temps donnée.

Les enseignants doivent planifier leur cours et disposer de procédures pour assurer un niveau élevé de participation des élèves afin que l’enseignement et l’apprentissage puissent avoir lieu. 

Ils offrent des activités variées et fréquentes pour prévenir l’ennui et inciter les élèves à travailler à un niveau intellectuel plus élevé. 

Des procédures régissent sous forme de routines ce que les élèves doivent accomplir. L’enseignant doit pouvoir s’adapter et disposer d’alternatives dans sa planification si la classe rencontre des difficultés ou si les tâches proposées sont trop aisées afin de pouvoir conserver l’engagement des élèves.

Les activités doivent être variées et présenter un défi intellectuel accessible pour les élèves. Ceux-ci ne peuvent pas simplement s’investir dans des tâches routinières qui ne demandent pas d’investissement intellectuel, qui sont de la simple copie ou de la récitation.



12. Valence et satiété 


Valence et satiété sont deux concepts issus des recherches de Jacob S. Kounin.

Dans ses recherches, il a constaté que les gestionnaires de classe qui réussissent bien élaborent des leçons plus intéressantes et plus variées que ceux qui réussissent moins bien. C’est-à-dire que des leçons bien planifiées, intéressantes et comportant une variété d’activités ont attiré et maintenu l’attention des élèves. Cela s’est traduit par plus de comportements au travail et moins de comportements problématiques. Kounin appelait cela la valence.

Inversement, les enseignants qui dispensaient des leçons moins intéressantes durant lesquelles les élèves accomplissaient des tâches répétitives avaient tendance à perdre leur attention. Kounin a appelé cela la satiété, et il a observé qu’elle conduit à une diminution de la qualité du travail et à une augmentation des hors-tâches et des comportements problématiques.

La satiété intervient lorsque l’élève arrive à un certain niveau de satisfaction en rapport avec ses apprentissages en cours ou qu’il estime en avoir assez, il éprouve ensuite de l’ennui. Elle décrit la perte progressive d’intérêt des élèves à l’égard de la tâche, surtout lorsque les élèves éprouvent de la satiété ou de l’ennui.

Des conséquences possibles sont alors que : 
  1. Les élèves s’investissent dans les tâches demandées sans y réfléchir longuement, tendent à les expédier et à les réaliser superficiellement.
  2. Les élèves sont tentés de tromper leur ennui en discutant ou plaisantant avec leurs voisins ce qui mène à des écarts de conduite. 
Jacob S. Kounin suggère de réduire la satiété par les démarches suivantes :
  • L’enseignant encourage les élèves en leur fournissant de l’information sur leurs progrès personnels, en leur définissant des objectifs et en les mettant au défi d’améliorer leur rendement.
  • L’enseignant tente d’éveiller la curiosité des élèves en suscitant leur intérêt pour les amener à s’impliquer et à être plus enthousiastes. 
  • L’enseignant offre des leçons bien planifiées et utilise une variété de styles de présentation, fait un usage opportun de la technologie.
  • L’enseignant leur offre des défis tout au long du cours et se montre enthousiaste lui-même. 
  • L’enseignant leur permet de démontrer de diverses façons leurs connaissances.
  • L’enseignant encourage et soutient l’apprentissage coopératif.




13. Maximiser le temps d’apprentissage



La question a déjà été explorée dans le cadre d’un article dédié, « Maximisation du temps d’apprentissage scolaire et enseignement explicite » (voir ici), mais elle a toute son importance également dans le cadre d’une gestion de classe.  


Le facteur temps est une variable très importante dans l’enseignement et les enseignants efficaces en maximisent l’utilisation. Toutefois, même chez les enseignants efficaces, le « non-enseignement » représente jusqu’à 50 % du temps disponible d’instruction. 

Il y a invariablement des temps de non-instruction, par exemple les distributions de feuilles, la transition entre deux activités. Les enseignants efficaces profitent de ces moments pour circuler entre les élèves pour superviser leurs actions et leur diligence durant ces transitions également. Le but est de minimiser le temps qui y est consacré de manière à prévenir l’apparition de comportements indésirables qui brisent le rythme et font perdre beaucoup de temps.  





14. Développer et miser sur la communication


L’enseignant doit être conscient à tout instant de ce qui se passe et le communiquer à ces élèves. Cela concerne à la fois ce qui est propre au cours (échéances, objectifs, évaluations à venir, etc.) et ce qui est propre au fonctionnement relationnel au sein de la classe. 

La capacité des enseignants à communiquer avec leurs élèves dans le cadre de leurs cours et en dehors facilite la gestion de classe.

L’enseignant efficace qui met en évidence les différents buts et échéances à atteindre par les élèves les responsabilise nettement plus. 

Exemples :
  1. Ils tiennent les élèves responsables de la remise des devoirs, préparations et travaux en temps et en heure et du sérieux de leur réalisation. 
  2. Ils prévoient du temps dans les échéances pour que les élèves revoient la matière chez eux : les tests formatifs et certificatifs sont échelonnés pour favoriser un travail régulier.
  3. Ils sollicitent la participation de tous les élèves en classe et lors de travaux de groupe.
  4. Ils vérifient le travail autonome effectué en classe par chaque élève.
  5. Ils donnent de la rétroaction à leurs élèves sur leur travail et vérifient que celle-ci est effectivement prise en compte.
  6. Ils s’assurent de fournir un retour à certaines échéances vers les parents pour faciliter leur rôle de support dans l’investissement scolaire.
  7. Ils sont conscients de ce qui se passe dans la classe, dans leurs cours et dans d’autres cours et rendent les élèves eux-mêmes avertis de cette conscience.  

15. Croire aux progrès et à la réussite de chacun de ses élèves


Voir article :

 



(mise à jour le 13/08/20)


Bibliographie


Tom Bennett, The Beginning Teacher’s Behaviour Toolkit: A Summary, 2019

Tom Bennett, Top Ten Behaviour Tips, 2015, https://www.tes.com/teaching-resource/tom-bennett-s-top-ten-behaviour-tips-plus-one-6315883

Edmund T. Emmer & Carolyn M. Evertson, Classroom Management for middle ad high school teachers, Pearson, 2017

Bissonnette, Steve, Gauthier, Clermont, Castonguay, Mireille, L’enseignement explicite des comportements, pour une gestion efficace des comportements en classe et dans l’école, Chenelière Éducation, Montréal, 2016

Kounin, Jacob S. (1970) Discipline and Group Management in Classrooms. Holt, Rinehart and Winston, Inc.

W. George Scarlett, The SAGE Encyclopedia of Classroom Management, 2014

T. Emmer, Edmund & Evertson, Carolyn. (1981). Synthesis of Research on Classroom Management. Educational Leadership. 38.

Clermont Gauthier et Steve Bissonnette, L’enseignement explicite : une approche pédagogique pour la gestion des apprentissages et des comportements, in Clermont Gauthier & Maurice Tardif, La Pédagogie (4e Édition), Chenelière Éducation, 2017, PP 245-263

Greg Ashman, The truth about teaching, 2018, SAGE

Doyle, W. (2006). Ecological Approaches to Classroom Management. In C. M. Evertson & C. S. Weinstein (Eds.), Handbook of classroom management: Research, practice, and contemporary issues (pp. 97–125). Lawrence Erlbaum Associates Publishers.

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