Motivation et orientation

Faut-il rendre l’enseignement plus attrayant pour motiver les élèves à s’engager plus dans leurs apprentissages ?

Faut-il offrir aux élèves des occasions de réussite pour favoriser leur engagement et leurs apprentissages ?

De meilleurs résultats entraînent-ils une plus grande motivation ? Une plus grande motivation entraîne-t-elle de meilleurs résultats ? La relation va dans les deux sens.

L’une ou l’autre approche n’est pas suffisante dans tous les cas.

Premièrement, la motivation n’est pas un concept simple. Elle recouvre toute une série de constructions conceptuelles comme la motivation intrinsèque, la motivation extrinsèque, le concept de soi, la perception de compétence ou l’auto-efficacité, la valeur de la tâche, les objectifs et les motifs de réalisation.

Un point commun entre toutes est qu’il s’agisse de réussite ou de motivation, un élève doit au moins avoir une orientation vers un objectif pour mener à bien une tâche d’apprentissage.

À l’opposé, l’ennui a une association négative avec la réussite. Plus les tâches sont ennuyeuses, plus les résultats sont décevants. En même temps, le fait de toujours bien faire une tâche, de s’appliquer, la rend moins ennuyeuse, augmente le niveau de réussite et nourrit la motivation intrinsèque.

L’intérêt de l’enseignant pour stimuler l’apprentissage des élèves est donc de jouer sur les deux plans : favoriser la réussite et la motivation.


(Bibliographie : Christian Bokhove, Student attainment: does it hinge on success or motivation?, 2020, https://www.tes.com/magazine/article/student-attainment-does-it-hinge-success-or-motivation)

De même, en ce qui concerne l’orientation, comme l’écrit Étienne Bourgeois, les enseignants font face dans l’enseignement secondaire, de plein fouet à

  « Une exigence contradictoire de l’école : former efficacement la majorité, en laisser le moins possible sur le bord du chemin, mais sélectionner les meilleurs pour les orienter vers une prolongation de leurs études. Car, bien sûr, après le temps de l’école vient pour un nombre de plus en plus important celui des études supérieures, considérées par nos sociétés contemporaines comme indispensables. Au-delà des nombreux échecs que vivent les étudiants et du coût que cela représente pour la société se posent également les problèmes de leur capacité à se préparer à un métier, à faire apprendre des compétences, qui pourront être transférées dans les situations réelles du travail. »

(Bibliographie : Étienne Bourgeois, apprendre et faire apprendre, 2015, Presses universitaires de France)


Motivation



  1. Empathie et théorie de l’esprit : l’ancrage social des apprentissages
  2. Apprendre, c’est travailler : facteurs de motivation intrinsèque et extrinsèque chez les élèves et impact des enseignants !
  3. Importance de la motivation intrinsèque pour la gestion de classe et des apprentissages !
  4. Un continuum des types de motivation proposé par la théorie de l’autodétermination
  5. Comment comprendre et nourrir la motivation extrinsèque des élèves selon la théorie de l’autodétermination ?
  6. Pourquoi les activités destinées à augmenter l’estime de soi n’ont qu’un impact scolaire limité ?
  7. Qu’est-ce que l’effet Matthieu ?
  8. Impact de l’usage intensif des médias sociaux sur l’estime de soi chez l’enfant et l’adolescent
  9. Biais d’attribution en contexte scolaire

Auto-efficacité




Sentiment de compétence



  1. Perception de compétence et auto-efficacité : deux concepts complémentaires pour comprendre et favoriser la motivation intrinsèque des élèves



Intérêt de l’élève



  1. Qu’appelle-t-on intérêt situationnel ou intérêt individuel (personnel) chez l’élève ?
  2. Comment évolue l’intérêt des élèves au fil du temps ? Un modèle en quatre phases.
  3. Comment apparaissent les intérêts individuels ? Quels liens entre émotions et connaissances ?
  4. Comment favoriser l’engagement et l’intérêt des élèves ?

0 comments:

Enregistrer un commentaire