mardi 14 juillet 2020

Prise de risque et autorégulation lors de l’adolescence

Les adolescents sont en règle générale enclins à vivre des expériences passionnantes, excitantes et nouvelles. Toutefois, ils n’ont pas encore pleinement développé leur capacité à maitriser un comportement impulsif.


(Photographie : Chester Siu)



Un large domaine de recherche issu des neurosciences du développement s’intéresse au cerveau adolescent afin de mieux comprendre les comportements typiques de l’adolescence, plus particulièrement ceux en lien avec la prise de risque.

Comprendre le développement du cerveau à l’adolescence a potentiellement de profondes implications pour des questions de santé publique, de prévention de certains usages ou de dissuasion de comportements prohibés. Cette compréhension recherchée a également des implications potentielles pour l’éducation. La motivation des élèves, leur capacité d’autonomie et leur comportement ont en effet un impact puissant sur leurs apprentissages.



Une définition de l’adolescence


L’adolescence est la période de transition entre l’enfance et l’âge adulte. Elle s’accompagne de changements physiques, cognitifs, émotionnels et sociaux. Cette période commence au moment de la puberté, aux alentours de 11–13 ans en fonction du sexe, pour se terminer entre 19 et 21 ans et peut aller jusqu'à 25 ans.

Cette période de la vie peut être perçue comme soumise à des influences externes et internes :
  • Au niveau externe, le comportement à l’adolescence est soumis à des influences sociales et culturelles. Plus particulièrement, son expression est fonction de l’éducation que l’adolescent reçoit, de la nature de sa socialisation et de la culture dans laquelle il baigne.
  • Le comportement à l’adolescence est soumis à des influences internes, de nature génétique et environnementale. 
    • Avec l’amélioration des conditions de vie et de santé, le déclenchement de la puberté est devenu plus précoce au cours du XXe siècle. 
    • De même, l’adolescence est dépendante de l’expression de facteurs hormonaux. 
    • Parallèlement, le développement cognitif est encore en cours lors de l’adolescence pour ne se terminer qu’au milieu de la vingtaine et influe sur celui-ci également.
L’adolescence se traduit en une évolution comportementale nette. Une augmentation des tendances exploratoires est remarquée, de même que des changements dans le traitement des récompenses, dans le rapport aux pairs et à la famille, ou dans la recherche de sensations et de nouveauté.

Pendant de nombreuses années, les psychologues ont tenté d’expliquer l’insouciance des adolescents par les déficiences cognitives de leur pensée. Il s’agissait de prendre en compte l’irrationalité, le mauvais traitement de l’information et l’ignorance du risque. Ces pistes ont été largement invalidées par les recherches effectuées. En général, à l’âge de 15 ans environ, les adolescents peuvent accomplir aussi bien que les adultes des tâches mesurant le raisonnement logique, le traitement de l’information et la perception du risque.



La prise de risque


La prise de risque est l’engagement, délibéré ou non délibéré, dans des conduites pouvant avoir des conséquences néfastes pour la santé ou le bien-être d’un individu ou d’autres personnes.

La perspective de ces conséquences négatives est bien entendu à nuancer en rapport avec la possibilité d’une issue positive, ce qui explique l’engagement dans ce type de conduite. S’engager dans un comportement, même à risque, suppose qu’on puisse y trouver potentiellement son compte, d’une façon ou d’une autre. 

La prise de risque dans certains domaines, mais pas dans tous, atteint son apogée à l’adolescence. Il y a une absence relative de maladie et d’affection au cours de cette période où les capacités physiques et mentales s’améliorent. Toutefois, les taux de morbidité et de mortalité augmentent considérablement à l’adolescence, en grande partie en raison de la prise de risques. 

La mi-adolescence (de 13 à 16 ans) en particulier, où les jeunes se centrent sur leurs relations sociales, tout en opérant une distanciation des parents, est un âge au cours duquel se manifestent généralement des prises de risque.

L’adolescence peut ainsi être vue comme une période de recherche accrue de sensations face à une capacité d’autorégulation encore en développement. Cette combinaison est malheureusement liée à une plus grande prévalence de la prise de risques. 



Une sensibilité accrue aux récompenses

L’adolescence peut être vue comme une période de recherche accrue de sensations.

La recherche de sensations représente une attraction particulière pour des récompenses impliquant la tendance à privilégier des stimuli nouveaux, excitants et gratifiants. Elle correspond à l’inclination à sélectionner des sensations et des expériences variées, nouvelles, complexes et intenses et à la volonté de prendre des risques physiques, sociaux, juridiques ou financiers pour la réalisation de ces expériences. 

Cette recherche est pilotée par ce que l’on appelle le système socio-émotionnel. Le système socio-émotionnel est responsable de l’augmentation de la saillance motivationnelle des stimuli gratifiants, c’est-à-dire de la sensibilité aux récompenses, de la prédiction des récompenses potentielles et du traitement des stimuli émotionnels. L’appréciation des bénéfices découlant de la réussite d’une expérience s’accroit lors de l’adolescence. 

Les manifestations psychologiques et neurales de la sensibilité aux récompenses augmentent entre l’enfance et l’adolescence, semblent culminer à un moment donné à la fin de l’adolescence et déclinent par la suite.

La maturation précoce du système socio-émotionnel augmente l’attrait des adolescents pour des activités excitantes, agréables. Le développement du système socio-émotionnel dépend du statut pubertaire. 

Son expression est également culturelle et va dépendre des disponibilités et des opportunités dans l’environnement du jeune. Certaines cultures vont la favoriser, d’autres vont l’inhiber. 



Une capacité d’autorégulation immature


L’adolescence peut être vue comme une période où les capacités d’autorégulation sont encore en développement

Cette autorégulation est guidée par ce que l’on appelle le système de contrôle cognitif.

Le système de contrôle cognitif joue un rôle crucial et nous distingue de la plupart des espèces animales. Il se réfère à l’ensemble des processus cognitifs nécessaires à la réalisation et au contrôle des réponses automatisées et des comportements complexes dirigés vers un but. Ces processus permettent par exemple de planifier nos actions, de faire preuve de flexibilité ou encore de résister aux pensées ou aux comportements impulsifs et inappropriés. Sur le plan comportemental, le contrôle cognitif implique la capacité d’ajuster le comportement en réponse à l’évolution des exigences des tâches et d’inhiber les comportements qui ne sont pas adaptés.

Le contrôle cognitif nécessite l’intégration du contrôle inhibiteur, de la surveillance des conflits, de la régulation des émotions, de la mémoire de travail et du contrôle attentionnel.

Le contrôle cognitif des impulsions est immature à l’adolescence. Il n’est pas pleinement développé et ne peut donc pas réguler toutes les impulsions attractives et potentiellement dangereuses. 

L’autorégulation s’améliore de l’enfance à l’âge adulte. Les adolescents et les adultes font systématiquement preuve d’un meilleur contrôle inhibiteur que les enfants. Le développement de l’autorégulation est indépendante du développement pubertaire. Elle est corrélée avec l’âge.

La maitrise du système de contrôle cognitif augmente progressivement tout au long de l’adolescence et au début de la vingtaine où il semble atteindre un plateau. Cependant, le développement de l’autorégulation n’est clairement pas terminé à la fin de l’adolescence.

Toutefois, les capacités d’autorégulation peuvent atteindre des niveaux comparables à ceux des adultes vers l’âge de 15 ans, mais uniquement dans des contextes moins stimulants et peu exigeants. Cependant, lorsque les tâches deviennent plus exigeantes ou plus stimulantes sur le plan émotionnel, les performances comparables à celles des adultes peuvent ne pas être atteintes avant le milieu de la vingtaine.



Modélisations théoriques


En 2008, les équipes de Laurence Steinberg de la Temple University et de BJ Casey du Weill Cornell Medical College ont proposé séparément des modèles théoriques similaires sur la prise de décision risquée chez les adolescents. Ce sont le modèle du système double et celui du modèle de déséquilibre de maturation. Plus récemment, un troisième modèle qui en est une variante est venu les rejoindre. Il s’agit du modèle du système double piloté de Luna et Wright (2016). 

Ces modèles permettent de comprendre comment le développement de certaines fonctions cérébrales éclaire la prise de risque des adolescents. Ils postulent que le milieu de l’adolescence est la période où la propension biologique à prendre des risques est la plus élevée. 

Les adolescents plus âgés peuvent présenter des niveaux plus élevés de prise de risques dans le monde réel. Par exemple, la consommation excessive d’alcool est plus courante au début de la vingtaine. Cela s’explique non pas en raison d’une plus grande propension à prendre des risques, d’une plus grande autonomie face aux parents, mais aussi en raison de plus grandes opportunités.

La prise de risque accrue au milieu à l’adolescence serait le résultat d’une combinaison entre :
  • Une sensibilité accrue aux récompenses
  • Une capacité d’autorégulation immature
Le comportement au milieu et à la fin de l’adolescence est souvent décrit comme le produit d’une asynchronie développementale entre ces deux facteurs :
  • Un système socio-émotionnel facile à activer, incite les adolescents à rechercher des sensations et à vivre des expériences excitantes.
  • Un système de contrôle cognitif encore en maturation, limite la capacité des adolescents à résister à ces inclinations.
Cette asynchronie expliquerait la prise de risques accrue pendant l’adolescence par rapport à l’enfance ou à l’âge adulte. 

Nous allons maintenant passer en revue les spécificités de ces trois modèles.



Modèle du système double (Steinberg, 2008)


La recherche de sensation (système socio-émotionnel) croit en intensité à partir de la préadolescence, et ce jusqu’à 19 ans. Elle diminue ensuite à mesure que les individus entrent dans la vingtaine et la traversent. 

L’autorégulation (système de contrôle cognitif) augmente de façon linéaire et progressive pendant l’adolescence avant de plafonner à l’âge adulte.

Le déclin de l’excitation socio-émotionnelle se produit indépendamment du développement du système de contrôle.

Ce modèle propose que les comportements à risque atteignent leur sommet vers et un peu avant le milieu de l’adolescence. L’activation d’un système socio-émotionnel amplifie l’affinité des adolescents pour les activités passionnantes, nouvelles et risquées. Au même moment, le système de contrôle cognitif compensatoire, à la maturation plus lente, n’est pas encore assez avancé dans son développement pour freiner systématiquement les pulsions potentiellement dangereuses. 



Modèle du déséquilibre maturationnel (Casey, 2008)


Il est également question d’un système de contrôle cognitif à développement lent, qui continue à mûrir jusqu’à la fin de l’adolescence. 

Le modèle est similaire à celui du système double, mais avec deux différences notables :
  1. Le système socio-émotionnel augmente en éveil jusqu’au milieu de l’adolescence, où il atteint un plateau, restant à ce niveau à l’âge adulte. Il n’y a pas de baisse.
  2. Les deux systèmes ne sont pas indépendants. Le renforcement du système de contrôle cognitif entraîne un ralentissement de l’excitation du système socio-émotionnel. 




Modèle du système double piloté (Luna & Wright, 2016)


Comme pour le modèle du système double, l’évolution du système socio-émotionnel suit une courbe en forme de U renversé.

Contrairement au modèle du système double, la trajectoire du système de contrôle cognitif se stabilise au milieu de l’adolescence plutôt que de continuer à augmenter dans la vingtaine.



Déséquilibre de maturation


 
(source : Meisel et coll., 2019)


La partie bleue de chaque modèle représente un déséquilibre entre la recherche de sensations et l’autorégulation. 
 
L’hypothèse du déséquilibre est la pierre angulaire des trois modèles. La maturation progressive de l’autorégulation est dépassée par les développements rapides de la recherche de sensations, en particulier pendant la première moitié de l’adolescence, vers le milieu de celle-ci. 

Au même moment, la prise de risque atteindrait son apogée. L’activation du système socio-émotionnel précoce amplifie l’affinité des adolescents pour les activités excitantes, agréables et nouvelles. À ce moment, le système de contrôle cognitif encore immature n’est pas encore assez fort pour retenir de manière cohérente les impulsions potentiellement dangereuses.

On suppose que ce déséquilibre entre la recherche de sensations et l’autorégulation entraîne une myriade de comportements à risque chez les adolescents. 

L’ampleur du déséquilibre entre ces deux systèmes en développement devrait permettre de prédire la propension à s’engager dans divers comportements à risque.




Biologie et culture


Ces comportements que nous associons généralement à l’adolescence, tels que la prise de risques, la conscience de soi et l’influence des pairs s’observent dans de nombreuses cultures humaines différentes.

De même, de nombreuses traces sur les comportements typiques de l’adolescence se trouvent dans la littérature à toute époque, de l’antiquité grecque (Socrate et Aristote) en passant par Shakespeare ou Jean-Jacques Rousseau, jusqu’à nos jours. 

Une étude menée par Laurence Steinberg (et ses collègues, 2017), à laquelle ont participé des scientifiques du monde entier, a examiné la recherche de sensations et l’autorégulation, chez plus de cinq mille jeunes. Ceux-ci étaient issus de onze pays différents (Chine, Colombie, Chypre, Inde, Italie, Jordanie, Kenya, Philippines, Suède, Thaïlande et États-Unis).

Dans la mesure où le déséquilibre supposé dans la perspective des systèmes doubles est une donnée biologique, il devrait être considéré comme transculturel.

S’ils n’ont pas démontré des trajectoires de développement identiques entre les différents pays, celles-ci présentaient de nombreuses similitudes :
  • La recherche de sensations augmente entre l’âge de 10 ans et la fin de l’adolescence pour atteindre son pic culminant à 19 ans. Elle décroit au début de la vingtaine. 
  • L’autorégulation a augmenté régulièrement entre 10 ans et le milieu de la vingtaine, pour atteindre un plateau entre 23 et 26 ans.
Ces similitudes se manifestent au-delà des différences culturelles, même si certaines cultures sont plus ouvertes, tolérantes et propices aux exubérances de l’adolescence. 

Steinberg et ses collègues ont décrit cette dimension sous forme d’une échelle allant de l’indulgence à la retenue. Ils ont fait référence à la mesure dans laquelle les sociétés encouragent les individus à satisfaire des objectifs hédonistes.

Toutes les régions du monde ne partagent pas cette vision de l’adolescence comme une période d’insouciance. Dans de nombreuses cultures non occidentales, notamment en Asie, l’autorégulation est exigée des enfants dès leur plus jeune âge. L’adolescence n’y est pas une période d’exploration, de complaisance et de recherche de nouveautés, mais une période où l’on se prépare à la vie adulte.

Les taux réels de comportement à risque des adolescents varient considérablement dans le monde. Toutefois, il est clair que si certains aspects du développement psychologique à l’adolescence peuvent être universels (et peut-être dictés par la biologie), leurs effets en aval ne le sont pas. 

Au-delà de ces facteurs culturels et éducatifs, il existe une base neurobiologique commune au développement au développement cérébral des adolescents. Elle imprime des tendances universelles et une évolution générale commune. Les schémas de développement de la recherche de sensations et de l’autorégulation se retrouvent également dans des parties du monde qui varient considérablement en fonction de leur contexte culturel et économique. 

Le contexte plus large dans lequel les adolescents se développent exerce un impact puissant sur la mesure dans laquelle les jeunes s’engagent dans un comportement à risque et compromettant pour la santé. L’insouciance des adolescents n’est pas le sous-produit inévitable de la neurobiologie de la période de développement.





Non spécifique à l’espèce humaine


L’adolescence n’est pas propre à l’espèce humaine. Dans de nombreuses autres espèces, y compris les rongeurs et les primates non humains, les adolescents présentent des pics de comportements de recherche de récompense.

Tous les mammifères traversent une période de développement entre la puberté et la maturité sexuelle complète que nous pouvons considérer comme l’adolescence.

De nombreuses recherches ont été menées sur cette période chez les souris et les rats, qui sont « adolescents » pendant une trentaine de jours. Les recherches ont montré que, pendant le mois de l’adolescence environ, ces animaux prennent plus de risques et sont plus enclins à rechercher de nouveaux environnements qu’avant la puberté ou à l’âge adulte :
  • Par exemple, les rats adolescents sont plus sensibles que les rats adultes aux stimuli de récompense et présentent des réponses comportementales accrues à la nouveauté et aux pairs.
  • Des études animales ont montré que les souris adolescentes, mais pas les souris adultes, consomment plus d’alcool en présence de pairs que lorsqu’elles sont seules.
Ces changements comportementaux observés chez l’être humain comme au sein de différentes espèces animales au cours de la période de la puberté, montrent que l’adolescence est une période développementale particulière et commune à différentes espèces. 

L’adoption de comportement à risque a probablement un rôle d’un point de vue évolutif et a du être favorisé par la sélection naturelle. En effet, pour des mammifères, la tendance à prendre des risques au moment du pic de fécondité fait sens. Elle permet à la nouvelle génération de quitter son environnement natal, d’augmenter les chances d’obtenir une descendance et de transmettre ainsi ses gènes.




Conclusions


Les modèles à deux systèmes semblent d’une simplification excessive. Mais en tant que dispositif heuristique, ils fournissent un compte rendu beaucoup plus précis de la prise de risque des adolescents. Ils surpassent largement les modèles précédents qui attribuaient l’insouciance des adolescents à des déficiences cognitives.

Cependant, la question de savoir si cette propension se traduit par une prise de risque réelle dépend du contexte dans lequel se déroule le développement de l’adolescent. 

Le modèle de double système ne suggère pas que les adolescents sont par définition universellement à risque ou incompétents. Le modèle reconnaît que la capacité de raisonnement de base est presque entièrement mature au milieu de l’adolescence. 

Lorsque les conditions minimisent l’éveil du système socio-émotionnel et permettent une prise de décision délibérative et calculée, les adolescents ont tendance à prendre des décisions et à porter des jugements assez semblables à ceux des adultes.

Le modèle de double système suggère plutôt que la prise de risque intervient dans des conditions qui excitent ou activent le système socio-émotionnel. C’est le cas par exemple lorsqu’un adolescent est poussé par ses pairs ou soucieux de leur appréciation. C’est également le cas lors de circonstances émotionnellement excitantes ou lorsqu’il existe un potentiel d’obtenir une récompense immédiate. Le modèle montre pourquoi les adolescents sont alors plus enclins que les autres groupes d’âge à poursuivre des actions excitantes, nouvelles et risquées. 

Ces modèles mettent en évidence que l’hypersensibilité émotionnelle à l’adolescence est associée à une immaturité des processus de contrôle cognitif. Toutefois, ces modèles n’explorent que peu d’autres caractéristiques adolescentes comme l’influence des pairs, le contexte social, le peu d’efficacité des punitions et des récompenses retardées. De même, l’effet des antécédents (en tant qu’expériences émotionnelles antérieures) sur le comportement ne semble pas pris en compte.

Un intérêt pour le secteur de l’éducation est qu’il met en évidence le fait que s’il s’agit de bien gérer le comportement dans un cadre scolaire, il convient de prendre en compte les deux aspects. Ce modèle permet de saisir pourquoi les adolescents éprouvent des difficultés à apprendre de leurs propres erreurs dans des situations de prise de risque.

Les démarches du soutien au comportement positif (SCP) semblent agir spécifiquement pour renforcer le système de contrôle cognitif. D’autres démarches complémentaires, qui appartiennent au cadre de l’apprentissage socio-émotionnel (SEL) et qui agissent au niveau du système socio-émotionnel, sont certainement complémentaires.



Bibliographie


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Sarah-Jayne Blakemore, Inventing ourselves, 2018, PublicAffairs

Habib, Marianne & Cassotti, Mathieu. (2017). La prise de risque à l’adolescence.

Shulman, E. P., Smith, A.R., Silva, K., Icenogle, G., Duell, N., Chein, J., &, Steinberg, L. (2016). The dual systems model: Review, reappraisal, and reaffirmation. Developmental Cognitive Neuroscience, 17, 103–117. 

Samuel N. Meisel, Whitney D. Fosco, Larry W. Hawk, Craig R. Colder, Mind the gap: A review and recommendations for statistically evaluating Dual Systems models of adolescent risk behavior, Developmental Cognitive Neuroscience, Volume 39, 2019.

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