mercredi 25 septembre 2019

Une checklist pour la vérification de la compréhension en enseignement explicite

L'adoption de certaines techniques d'enseignement efficace n'est pas forcément évidente de prime abord. En effet certains des aspects peuvent sembler au départ contre-intuitifs et ce n'est qu'à travers l'expérience sur le terrain qu'elles deviennent des évidences.


(Photographie : Oleksandr Demianenko)


La question de la vérification de la compréhension a déjà été abordée longuement via quatre articles sur ce blog, accessibles via cette page (lien). Il s'agit sans doute d'un des facteurs les plus essentiels de l'enseignement explicite, sans lequel il perd une grande partie de sa substance.

L'idée du document ci-dessous est de fournir à des enseignants qui souhaitent adopter la technique, un ensemble d'éléments-clés qui en favorisent à la fois la pérennité, la maitrise et le succès.

Voici donc une proposition, probablement imparfaite, de checklist destinée à accompagner des enseignants dans l'acquisition de la vérification de la compréhension, suite à une initiation à ses principes, via une lecture ou une formation.

Elle se destine dans sa conception à des enseignants du secondaire et est probablement susceptible d'être améliorée.




Items considérés :

  1. J’ai mis en place un système de tirage au sort pour interroger au hasard.
  2. Je laisse le temps aux élèves de réfléchir à la réponse avant de désigner quelqu’un.
  3. J’ai augmenté le nombre de questions que je pose.
  4. Je ne pose de questions que sur ce que j’ai enseigné précédemment.
  5. Les élèves ont compris et apprécient le système.
  6. Je vois un changement positif au niveau de l’engagement et de l’attention des élèves.
  7. J’ai un système pour ne pas devoir imaginer les questions au fur et à mesure.
  8. Si un élève ne sait pas répondre, j’en interroge un autre avant de revenir vers lui, il ne peut esquiver. 
  9. Je m’assure que l’élève utilise le vocabulaire attendu, et prenne le temps de répondre sous forme de phrase(s) complète(s).
  10. J’ai échangé et collaboré avec mes collègues pour la mise en place de l’approche.
  11. Je m’en sers pour approfondir l’apprentissage de certaines notions d’un cours à l’autre.
  12. En cas d’erreur ou d’incompréhension, je m’assure de tout réexpliquer et qu’ils aient compris.
  13. Je me sers de la technique pour ralentir et accélérer mon cours en fonction des besoins.
  14. Je préviens les élèves qu’ils peuvent lever le doigt quand il s’agit de questions de dépassement*.
  15. Il s’agit d’une technique que je souhaite adopter durablement et qui est utile pour mes cours.
* : La question de dépassement ne porte pas sur un savoir ou savoir-faire qui a été enseigné. Elle est soit un prolongement de la matière en cours, porte sur des connaissances préalables non réactivées, ou se réfère à la culture générale ou à un intérêt personnel de certains élèves.


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